Le gouvernement canadien envisage d’envoyer un petit contingent de soldats pour participer à des exercices d’entraînement au Groenland, suivant ainsi l’exemple de plusieurs pays européens, a déclaré une source haut placée du gouvernement fédéral à CTV News.
Ce développement intervient alors que le président américain Donald Trump continue d’insister sur le fait qu’il «a besoin» du territoire autonome danois pour des raisons de sécurité nationale et multiplie les demandes pour prendre le contrôle de l’île.
Selon la source, aucune décision définitive n’a encore été prise quant à l’envoi de troupes canadiennes. Le contingent devrait être très réduit et constituer un geste symbolique de soutien.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
Un groupe de pays européens a déjà envoyé des troupes pour participer à des exercices militaires autour du Groenland. Samedi, M. Trump a déclaré que le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande seraient soumis à des droits de douane de 10 % à compter du 1er février.
«Le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se sont rendus au Groenland dans un but inconnu », a écrit M. Trump samedi sur Truth Social. «Il s’agit d’une situation très dangereuse pour la sécurité et la survie de notre planète. Ces pays, qui se livrent à ce jeu très dangereux, ont pris un risque qui n’est ni tenable ni durable.»
L’Allemagne a envoyé une douzaine de soldats sur l’île, et la présence canadienne devrait être moins importante.
Plus tôt dimanche, Carney a affirmé aux journalistes à Doha, au Qatar, que le Canada était «préoccupé» par l’«escalade» américaine.
Trump soutient que le contrôle de l’île est important pour son système de défense nommé le «dôme en or» et pour repousser l’agression russe et chinoise.
Lors d’une réunion avec des dirigeants du secteur pétrolier le 9 janvier, Trump a mentionné que les États-Unis prévoyaient de «faire quelque chose au Groenland, que cela leur plaise ou non».
Les menaces tarifaires de Trump ont poussé l’Union européenne à convoquer une réunion d’urgence à Bruxelles.
«L’intégrité territoriale et la souveraineté sont des principes fondamentaux du droit international. Ils sont essentiels pour l’Europe et pour la communauté internationale dans son ensemble», peut-on lire dans une déclaration du président du Conseil européen, Antonio Costa, et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Layen.
«Les droits de douane compromettraient les relations transatlantiques et risqueraient d’entraîner une dangereuse spirale descendante. L’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté.»

