De nombreux dirigeants mondiaux ont poussé un soupir de soulagement mercredi lorsque le président américain Donald Trump a déclaré, dans un discours prononcé lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, qu’il n’utiliserait pas la force militaire pour prendre le contrôle du Groenland, avant d’annoncer qu’il avait élaboré un «cadre» pour un accord sur la région arctique.
Cette désescalade est une étape positive vers une solution qui pourrait satisfaire les États-Unis, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’Union européenne (UE) et le Groenland lui-même, a expliqué jeudi un expert à l’émission Your Morning de CTV.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Cet accord-cadre très flou semble être la meilleure solution possible», a indiqué Achim Hurrelmann, codirecteur du Centre d’études européennes de l’Université Carleton.
Dans un message publié sur le réseau social Truth Social quelques heures après son discours de mercredi, M. Trump a déclaré que lui-même et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, «avaient élaboré le cadre d’un futur accord concernant le Groenland et, en fait, toute la région arctique».
Trump est également revenu sur ses menaces antérieures d’imposer des droits de douane supplémentaires aux pays européens en raison de leur opposition à l’acquisition potentielle du Groenland par les États-Unis auprès du Danemark.
M. Hurrelmann a estimé qu’il était trop tôt pour connaître les détails de cet accord-cadre, car ni Trump ni l’OTAN n’ont donné de précisions, mais il a ajouté que l’argument selon lequel les États-Unis avaient besoin d’un contrôle total sur le Groenland était erroné dès le départ.
«L’idée même de l’OTAN est que les alliés protègent ensemble leur territoire, et c’est quelque chose qu’ils peuvent tout à fait faire avec le Groenland», a-t-il soutenu.
Le député danois Rasmus Jarlov a affirmé mercredi à CTV News Channel que le Danemark et le Groenland avaient toujours été ouverts à l’idée d’une présence militaire américaine accrue au Groenland, car les deux pays ont conclu un accord de défense qui le permet.
«Ce n’est pas un problème, s’ils veulent avoir une autre base (militaire), ça nous va. Nous avons déjà un accord de défense, et nous étions habitués à une présence américaine beaucoup plus importante au Groenland dans le passé, donc cela ne nous pose aucun problème», a-t-il dit.
«Nous attendons avec impatience de voir quelle sera la proposition de Trump et Rutte. Nous sommes tout à fait disposés à engager un dialogue et une discussion sur la manière dont nous pouvons améliorer la sécurité dans l’Arctique, c’est tout ce que nous souhaitons... Cela semble être une bonne évolution», a-t-il conclu.

