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Le blocus du pétrole vénézuélien en vigueur «partout dans le monde», affirment les États-Unis

«Le blocus du pétrole vénézuélien illégal et sanctionné est pleinement en place, partout dans le monde.»

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President Donald Trump, Defense Secretary Pete Hegseth and Chairman of the Joint Chiefs of Staff Gen. Dan Caine listen as Secretary of State Marco Rubio speaks during a news conference at Mar-a-Lago, Saturday, Jan. 3, 2026, in Palm Beach, Fla. (AP Ph... President Donald Trump, Defense Secretary Pete Hegseth and Chairman of the Joint Chiefs of Staff Gen. Dan Caine listen as Secretary of State Marco Rubio speaks during a news conference at Mar-a-Lago, Saturday, Jan. 3, 2026, in Palm Beach, Fla. (AP Photo/Alex Brandon) (Alex Brandon)

Le ministre américain de la Guerre a clamé mercredi que le blocus américain du pétrole vénézuélien était en vigueur «partout dans le monde», dans une réaction à l’annonce de la saisie dans l’Atlantique Nord, près de l’Islande, d’un pétrolier battant pavillon russe.

«Le blocus du pétrole vénézuélien illégal et sanctionné est pleinement en place, partout dans le monde», a écrit sur X Pete Hegseth.

Les États-Unis ont annoncé mercredi avoir «saisi» dans l’Atlantique Nord un pétrolier battant pavillon russe qui était poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains dans le cadre du blocus de Washington visant des pétroliers liés au Venezuela.

«Le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité intérieure, en coordination avec le ministère de la Guerre, ont annoncé aujourd’hui la saisie du Bella 1 pour violation de sanctions américaines», a écrit sur X le commandement militaire américain pour l’Europe.

L’opération intervient quelques heures après des informations de presse selon lesquelles la Russie a envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter ce navire.

Washington va contrôler les ventes de pétrole vénézuélien, selon un ministre de Trump

Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a affirmé mercredi que Washington contrôlerait «pour une période indéterminée» la commercialisation du pétrole vénézuélien, au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’une livraison par Caracas de dizaines de millions de barils aux États-Unis.

«Nous allons commercialiser le pétrole brut provenant du Venezuela, d’abord celui qui est stocké, puis, pour une période indéterminée, à l’avenir, nous vendrons la production provenant du Venezuela sur le marché», a déclaré M. Wright lors d’un événement organisé par la banque Goldman Sachs à Miami sur le thème de l’énergie.

«Les ressources sont immenses», s’est enthousiasmé le ministre, s’attendant à «obtenir plusieurs centaines de milliers de barils par jour de production supplémentaire à court et moyen terme, si les conditions sont réunies».

Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) devant l’Arabie saoudite et l’Iran.

Mais sa production reste faible, de l’ordre d’un million de barils par jour, du fait de décennies de sous-investissement dans les infrastructures et des sanctions américaines, selon les experts.

Washington a instauré, durant le premier mandat de Donald Trump, un embargo pétrolier visant à asphyxier économiquement le pays qui dépend de ses exportations d’or noir.

Et à son retour à la Maison-Blanche en 2025, Donald Trump a mis fin à l’essentiel des licences permettant aux multinationales du pétrole et du gaz d’opérer au Venezuela, à l’exception de celle de l’américain Chevron.

«À long terme, nous créerons les conditions pour que les grandes entreprises américaines qui étaient présentes auparavant, ou qui ne l’étaient pas mais qui souhaitent s’implanter, puissent s’y installer», a assuré mercredi Chris Wright.

Mais «pour revenir aux chiffres historiques de production (...), cela nécessite(ra) des dizaines de milliards de dollars et beaucoup de temps», a ajouté le ministre.

La veille, Donald Trump a affirmé que le Venezuela livrerait aux États-Unis «entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction» qui «sera vendu au prix du marché», soit, selon les cours actuels, une valeur théorique de plus de deux milliards de dollars.

«L’argent sera contrôlé par moi, président des États-Unis, pour garantir qu’il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des États-Unis», a-t-il assuré après avoir ouvertement admis convoiter les vastes ressources pétrolières du Venezuela.