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L’Australie sanctionne un réseau cybercriminel nord-coréen

L’Australie a annoncé vendredi avoir imposé des sanctions à deux personnes et deux entités nord-coréennes.

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Sur cette illustration photographique, un homme utilise le clavier d'un ordinateur à Toronto, le lundi 9 octobre 2023. LA PRESSE CANADIENNE/Graeme Roy Sur cette illustration photographique, un homme utilise le clavier d'un ordinateur à Toronto, le lundi 9 octobre 2023. LA PRESSE CANADIENNE/Graeme Roy

L’Australie a annoncé vendredi avoir imposé des sanctions à deux personnes et deux entités nord-coréennes pour leur rôle présumé dans des actes de cybercriminalité au profit de Pyongyang.

Ces deux hommes seraient des acteurs clés des activités cybercriminelles menées par la Corée du Nord à l’étranger, qui, selon les estimations des analystes, rapporteraient des milliards de dollars au programme d’armement du pays.

«Les entités et les personnes nord-coréennes sanctionnées aujourd’hui facilitent le recours par la Corée du Nord à des informaticiens clandestins afin de générer des revenus destinés aux programmes d’armes nucléaires et de missiles balistiques» de Pyongyang, a indiqué le cabinet de la ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong.

La Corée du Nord fait l’objet d’une série de sanctions internationales en raison de son programme de développement d’armes nucléaires et de missiles balistiques.

Elle est accusée de chercher à contourner ces sanctions en employant des milliers d’informaticiens qui usurpent l’identité de ressortissants d’autres pays pour décrocher des emplois et des revenus sur des plateformes en ligne, avant de reverser l’argent à des agences gouvernementales.

La Corée du Nord rejette ces affirmations, qui visent selon elle à «ternir» son image.

Les États-Unis et leurs alliés ont averti en juillet que des travailleurs nord-coréens utilisaient l’intelligence artificielle (IA) pour dissimuler davantage leur véritable identité.

Et le mois dernier, l’agence néo-zélandaise de cybersécurité a révélé qu’un informaticien nord-coréen avait utilisé une fausse identité pour obtenir un emploi à distance, puis avait menacé de divulguer des informations sensibles lorsqu’il avait été démasqué.

Les deux hommes sanctionnés vendredi par l’Australie, Yu Pu Ung et Sim Hyon Sup, ont déjà été ciblés par le gouvernement des États-Unis.

En 2024, le Trésor américain avait décrit Yu Pu Ung, basé en Chine, comme un «pilier» des activités lucratives illicites de la Corée du Nord.

Sim Hyon Sup, qui serait l’un des principaux «banquiers de l’ombre» de Pyongyang, est recherché par le FBI, qui offre une récompense de 5 millions de dollars pour toute information menant à son arrestation, en raison de son rôle dans le transfert de fonds à destination et en provenance de la Corée du Nord.