International

L’Arménie espère signer un traité de paix avec l’Azerbaïdjan d’ici cinq ans

«La signature d’un traité de paix avec l’Azerbaïdjan est l’une des questions les plus importantes pour le gouvernement et pour moi à titre personnel», a déclaré Nikol Pachinian.

Publié le 

Le premier ministre arménien Nikol Pachinian assiste à un concert lors d'une visite des chefs d'État de la CEI au palais de Pavlovsk, en marge de la réunion des chefs d'État de la Communauté des États indépendants (CEI) à Saint-Pétersbourg, en Russie, mardi 26 décembre 2023. Le premier ministre arménien Nikol Pachinian assiste à un concert lors d'une visite des chefs d'État de la CEI au palais de Pavlovsk, en marge de la réunion des chefs d'État de la Communauté des États indépendants (CEI) à Saint-Pétersbourg, en Russie, mardi 26 décembre 2023. (Vladimir Smirnov/AP)

Le premier ministre arménien Nikol Pachinian a dit jeudi espérer la signature et la ratification d’un traité de paix avec l’Azerbaïdjan avant 2031, au moment où ces deux pays du Caucase s’emploient à normaliser leurs relations après des décennies de conflit territorial.

Depuis la fin de l’Union soviétique, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont mené deux guerres pour le Karabakh, un territoire peuplé d’Arméniens, en Azerbaïdjan.

En 2023, Bakou a repris le contrôle de cette région séparatiste, déclenchant l’exode de 100 000 Arméniens.

Un règlement durable de ce différend pourrait rouvrir les voies de transport à travers cette région stratégique.

«La signature d’un traité de paix avec l’Azerbaïdjan est l’une des questions les plus importantes pour le gouvernement et pour moi à titre personnel», a déclaré Nikol Pachinian lors d’une réunion du cabinet.

«Je me suis fixé une tâche, un calendrier précis : régler cette question avant 2031», a dit le chef du gouvernement qui a été reconduit à l’issue des législatives de juin dernier. «J’entrevois une telle possibilité. Sinon, je ne soulèverais pas cette question».

L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont paraphé un accord de paix lors d’un sommet à la Maison Blanche, sous les auspices du président américain Donald Trump en août 2025, mais le traité n’a pas encore été officiellement signé, ni ratifié.

Bakou a exigé des modifications de la Constitution arménienne avant la signature, affirmant que la référence à une déclaration d’indépendance appelant à l’unification avec le Karabakh équivaut à une revendication territoriale.

Ces modifications constitutionnelles devraient être approuvées par un référendum national. Erevan rejette cette interprétation et fait valoir que le texte du traité répond aux préoccupations concernant les revendications territoriales.

Le projet engage les deux pays à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’autre, à renoncer aux revendications territoriales et à établir des relations diplomatiques.