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L'armée américaine tue six personnes lors d'une frappe antidrogue contre un bateau

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Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, s'exprime lors d'une conférence de presse au Pentagone, le mercredi 4 mars 2026, à Washington. (Photo AP/Konstantin Toropin) Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, s'exprime lors d'une conférence de presse au Pentagone, le mercredi 4 mars 2026, à Washington. Photo AP (Konstantin Toropin)

L’armée américaine a annoncé dimanche avoir tué six hommes lors d’une frappe contre un bateau suspecté de trafic de drogue dans l’océan Pacifique Est. Cette opération a eu lieu dans le cadre de la campagne menée par l’administration Trump contre les trafiquants présumés.

L’attaque de dimanche porte le nombre de morts à au moins 157 personnes depuis que l’administration Trump a commencé à cibler ceux qu’elle qualifie de «narcoterroristes» à bord de petites embarcations début septembre.

Comme dans la plupart des autres déclarations militaires concernant la quarantaine de frappes recensées dans l’océan Pacifique Est et la mer des Caraïbes, le Commandement sud des États-Unis a indiqué avoir ciblé des trafiquants de drogue présumés le long de routes de contrebande connues.

L’armée n’a fourni aucune preuve que le bateau transportait de la drogue. Elle a publié une vidéo sur X montrant une petite embarcation en train d’exploser alors qu’elle flottait sur l’eau.

Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis étaient en «conflit armé» avec les cartels en Amérique latine et a justifié les attaques comme une escalade nécessaire pour endiguer le trafic de drogue vers les États-Unis. Cependant, son administration n’a fourni que peu de preuves à l’appui de ses affirmations concernant l’élimination de «narcoterroristes».

Lors d’une rencontre avec des dirigeants latino-américains samedi, M. Trump les a encouragés à se joindre aux États-Unis pour mener une action militaire contre les cartels de la drogue et les gangs transnationaux, qui constituent, selon lui, une «menace inacceptable» pour la sécurité nationale de la région.

À cette fin, l’Équateur et les États-Unis ont mené des opérations militaires la semaine dernière contre des groupes criminels organisés dans ce pays d’Amérique du Sud.

Avec cette réunion de samedi, Donald Trump a entendu démontrer qu’il restait déterminé à axer la politique étrangère américaine sur l’hémisphère occidental, même en menant une guerre contre l’Iran qui a des répercussions dans tout le Moyen-Orient.

Les critiques ont remis en question la légalité et l’efficacité des frappes navales, notamment parce que le fentanyl, responsable de nombreuses overdoses mortelles, est généralement acheminé par voie terrestre depuis le Mexique, où il est produit à partir de produits chimiques importés de Chine et d’Inde.

Ces frappes ont également suscité de vives critiques après qu’il ait été révélé que l’armée avait tué des survivants de la première attaque lors d’une frappe de suivi.

L’administration Trump et de nombreux élus républicains ont affirmé que ces frappes étaient légales et nécessaires, tandis que les élus démocrates et des experts juridiques ont qualifié ces homicides de meurtres, voire de crimes de guerre.