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L’annonce de la phase deux du cessez-le-feu est surtout symbolique, selon Nétanyahou

L’annonce de la deuxième phase du cessez-le-feu a marqué une avancée significative, mais a laissé de nombreuses questions sans réponse.

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Des Palestiniens marchent parmi les décombres de la ville de Gaza, le 15 janvier 2026. Photo AP/Jehad Alshrafi Des Palestiniens marchent parmi les décombres de la ville de Gaza, le 15 janvier 2026. Photo AP (Jehad Alshrafi)

Les frappes israéliennes dans le centre de Gaza ont fait neuf morts, dont trois femmes, jeudi. Ces frappes sont survenues le lendemain de l’annonce par les États-Unis du passage à la deuxième phase du fragile cessez-le-feu.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a affirmé que le changement de phase était largement symbolique, soulevant des questions sur la manière dont certains éléments seront mis en œuvre.

S’adressant mercredi soir aux parents du dernier otage israélien dont la dépouille se trouve toujours à Gaza, M. Nétanyahou a déclaré que le comité transitoire prévu dans le cadre de la deuxième phase n’était qu’une «mesure déclarative», plutôt que le signe de progrès décrit par l’envoyé américain Steve Witkoff.

L’annonce de la deuxième phase du cessez-le-feu a marqué une avancée significative, mais a laissé de nombreuses questions sans réponse.

Parmi celles-ci figurent la composition du comité de gouvernance apolitique proposé, composé d’experts palestiniens, et d’un «Conseil de paix» international.

La composition du comité a été coordonnée avec Israël, a indiqué un responsable israélien sous couvert d’anonymat.

Des questions demeurent également quant au calendrier du déploiement des forces internationales et la réouverture du poste-frontière de Rafah, au sud de Gaza, ainsi que sur les détails concrets du désarmement du Hamas et de la reconstruction de Gaza.

Dans une entrevue accordée mercredi à Radio Basma, installée en Cisjordanie, Ali Shaath, ingénieur et ancien responsable de l’Autorité palestinienne vu comme plusieurs comme futur dirigeant du comité, a déclaré qu’il prévoyait que la reconstruction et le redressement prendraient environ trois ans. Il a ajouté que cela commencerait par les besoins immédiats, tels que les abris.

Les violences persistent

Les Palestiniens de Gaza qui se sont entretenus avec l’Associated Press s’interrogeaient sur ce que le passage à la phase deux changerait réellement sur le terrain, soulignant que les violences continuent et qu’il reste difficile d’obtenir des produits de première nécessité.

Plus de 450 personnes ont été tuées depuis qu’Israël et le Hamas ont convenu de cesser les combats en octobre, a indiqué jeudi le ministère de la Santé de Gaza.

Neuf personnes ont été tuées lors de trois frappes jeudi, selon les hôpitaux locaux. La première frappe a tué deux hommes, tandis que trois femmes et un homme ont été tués lors de la deuxième frappe, selon l’hôpital Al-Aqsa Martyrs.

Plus tard, trois personnes ont été tuées et cinq blessées, certaines lorsqu’une frappe a touché une maison, selon l’hôpital Al-Awda de Nuseirat. Les responsables militaires israéliens n’ont pas immédiatement répondu une demande de commentaire sur ces frappes.

Par ailleurs, l’armée a déclaré avoir tué jeudi une personne qui s’était approchée des troupes près de la «ligne jaune» — qui sépare la partie de Gaza contrôlée par Israël du reste — et qui représentait une menace imminente.

Des défis à relever

La deuxième phase du cessez-le-feu sera confrontée à des questions plus épineuses que la première, notamment le désarmement du Hamas et la transition vers une nouvelle structure de gouvernance — après près de deux décennies de règne du groupe dans la bande de Gaza.

L’ONU estime que la reconstruction coûterait plus de 50 milliards $ US. Ce processus devrait prendre des années et peu de fonds ont été promis jusqu’à présent.

Le Hamas a déclaré qu’il dissoudrait son gouvernement actuel pour laisser la place au comité annoncé dans le cadre de la deuxième phase du cessez-le-feu. Il n’a cependant pas précisé ce qu’il adviendrait de sa branche militaire ni des nombreux fonctionnaires et policiers civils affiliés au Hamas.

Bassem Naim, membre du bureau politique du groupe, a indiqué jeudi que le Hamas saluait l’annonce de la création du comité comme une étape vers l’établissement d’un État palestinien indépendant, mais n’a pas donné plus de détails sur les questions en jeu.

Il a déclaré sur X que «la balle était désormais dans le camp» des États-Unis et des médiateurs internationaux pour permettre son fonctionnement.

Israël a insisté pour que le Hamas dépose les armes, tandis que les dirigeants du groupe ont rejeté les appels à la reddition malgré deux ans de guerre, affirmant que les Palestiniens ont «le droit de résister».