Après un revers judiciaire, l’administration Trump cherche à nouveau à imposer des frais de plus de 100 000$ pour un visa de travail très utilisé aux États-Unis dans le domaine de la tech, selon un document gouvernemental publié lundi.
Ces frais de 103 265$ par demande s’appliqueraient aux entreprises cherchant à recruter des travailleurs étrangers qualifiés via l’emblématique visa H-1B.
Ce visa permet aux employeurs américains de parrainer des travailleurs étrangers très spécialisés (scientifiques, médecins, ingénieurs, développeurs informatique, etc) et dont les qualifications sont peu répandues aux États-Unis. Ces permis de travail sont d’une période initiale de trois ans, prolongeable à six ans.
Ces nouveaux frais exorbitants s’ajouteraient à d’autres préexistants et serviraient de «mécanisme de recettes» pour «compenser une partie des coûts» de la gestion de l’immigration légale aux États-Unis, observe le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) dans un document rendu public lundi.
Cette proposition survient après l’échec en justice d’une première tentative par Donald Trump d’imposer de tels frais à ce programme de visas, qu’il accuse de contribuer à priver les Américains d’emplois qualifiés.
En septembre 2025, le républicain avait annoncé imposer 100 000 dollars de frais à toute demande de H-1B, mais cette mesure a été considérée illégale en juin par un juge fédéral.
En attendant la réévaluation en appel de cette décision ainsi que d’une autre procédure liée, l’administration Trump tente d’imposer ces frais par une autre voie.
La proposition présentée par le ministère est désormais ouverte aux commentaires avant son entrée en vigueur ultérieure.
Elle devrait probablement être contestée par les opposants à cette mesure, parmi lesquels figurent des entreprises de haute technologie.
Les patrons de SpaceX, Elon Musk, et de Google, Sundar Pichai, ont bénéficié par le passé de ce type de visas.
