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L'administration Trump supprime une mesure de protection pour la faune menacée

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Des bannières à l'effigie de l'ancien président George Washington et du président Donald Trump sont suspendues au-dessus d'une entrée du département de l'Intérieur, le jeudi 25 juin 2026, à Washington. (Photo AP/Carolyn Kaster) (Carolyn Kaster)

L’administration Trump a finalisé vendredi un règlement qui modifie la manière dont les agences appliquent la loi sur les espèces menacées d’extinction et supprime une protection essentielle pour la faune menacée contre l’exploitation forestière, le forage pétrolier et d’autres activités.

L’administration a restreint la définition du terme «préjudice» au sens de cette loi historique, un changement aux implications considérables.

Pendant des décennies, le gouvernement a défini le préjudice de manière large afin d’y inclure les atteintes aux sites abritant des animaux menacés ou en voie de disparition.

Le changement annoncé vendredi autoriserait le forage pétrolier et gazier, l’exploitation minière, l’exploitation forestière et d’autres activités de développement sur des habitats fauniques essentiels, à condition que les animaux eux-mêmes ne soient ni tués ni blessés.

Les écologistes ont averti que cette mesure pourrait entraîner l’extinction de certaines espèces en ouvrant la voie à la destruction de leur habitat.

Les représentants de l’industrie et leurs alliés républicains soutiennent depuis longtemps que cette loi environnementale historique de 1973 est appliquée de manière trop large, au détriment de la croissance économique.

Les responsables de l’administration ont déclaré qu’ils ramenaient la loi à son intention initiale, à la suite d’une décision de la Cour suprême de 2024 qui limitait le pouvoir des agences fédérales d’interpréter les lois environnementales adoptées par le Congrès. Ils ont qualifié la définition antérieure du «préjudice» donnée par le gouvernement d’atteinte aux droits de propriété privée.

Cette mesure s’inscrit dans une série de changements apportés aux mesures de protection de la faune sauvage que les responsables ont mis en œuvre sous la présidence de Donald Trump.

«Pendant des années, les agences fédérales ont abusé de l’ESA pour entraver l’utilisation légale des terres et imposer des contraintes aux familles et aux entreprises américaines», a dit le secrétaire à l’Intérieur, Doug Burgum, dans un communiqué.

Cette modification avait été proposée pour la première fois en avril 2025 et les écologistes s’étaient battus, sans succès, pour la bloquer. La destruction des habitats est la principale cause d’extinction, selon les défenseurs de la faune sauvage.

«Il s’agit de l’une des tentatives les plus effroyables de nuire à la faune sauvage de l’histoire des États-Unis et d’un cadeau fait aux magnats du pétrole et aux sociétés minières étrangères», a commenté Aaron Weiss, directeur exécutif du Center for Western Priorities.

On attribue à la loi sur les espèces menacées d’extinction le mérite d’avoir sauvé de l’extinction des animaux emblématiques, notamment l’aigle à tête blanche, l’alligator américain et le condor de Californie.

Les républicains avaient abrogé plusieurs dispositions de cette loi au cours du premier mandat de Donald Trump, mais ces mesures ont été annulées sous la présidence du démocrate Joe Biden.