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L’accord de sécurité américain pour l’Ukraine est «prêt» à être signé, selon Zelensky

S’adressant aux journalistes à Vilnius, en Lituanie, le président Zelensky a affirmé que l’Ukraine attendait que ses partenaires fixent une date de signature.

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Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, en conférence de presse à Vilnius, en Lituanie, le 25 janvier 2026. Il a alors annoncé que le document garantissant la sécurité de l'Ukraine par les États-Unis était «prêt à 100%». (AP/Mindaugas Kulbis) Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, en conférence de presse à Vilnius, en Lituanie, le 25 janvier 2026. Il a alors annoncé que le document garantissant la sécurité de l'Ukraine par les États-Unis était «prêt à 100%». (Mindaugas Kulbis/Associated Press)

Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche que le document garantissant la sécurité de l’Ukraine par les États-Unis était «prêt à 100%», après deux jours de négociations entre les représentants de l’Ukraine, des États-Unis et de la Russie.

S’adressant aux journalistes à Vilnius, en Lituanie, le président Zelensky a affirmé que l’Ukraine attendait que ses partenaires fixent une date de signature, après quoi le document serait soumis au Congrès américain et au Parlement ukrainien pour ratification.

Il a également souligné la volonté de l’Ukraine d’adhérer à l’Union européenne d’ici 2027, la qualifiant de «garantie de sécurité économique».

Le dirigeant ukrainien a décrit les discussions à Abou Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, comme probablement le premier format trilatéral depuis «assez longtemps» qui réunissait non seulement des diplomates, mais aussi des représentants militaires des trois parties. Les discussions, qui ont commencé vendredi et se sont poursuivies samedi, étaient les dernières en date visant à mettre fin à l’invasion à grande échelle de la Russie, qui dure depuis près de quatre ans.

M. Zelensky a reconnu les différences fondamentales entre les positions ukrainienne et russe, réaffirmant que les questions territoriales constituaient un point de discorde majeur.

«Notre position concernant notre territoire — l’intégrité territoriale de l’Ukraine — doit être respectée», a-t-il déclaré.

Le président russe Vladimir Poutine a discuté d’un règlement de la question ukrainienne avec les envoyés du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, lors de pourparlers qui se sont tenus jeudi soir.

Moscou a insisté sur le fait que, pour parvenir à un accord de paix, Kyiv devait retirer ses troupes des zones de l’est que la Russie a annexées illégalement, mais n’a pas entièrement conquises.

M. Zelensky a indiqué que les États-Unis tentaient de trouver un compromis, mais que «toutes les parties devaient être prêtes à faire des concessions».

Les négociateurs retourneront aux Émirats arabes unis le 1er février pour le prochain cycle de pourparlers, selon un responsable américain.

Les récentes discussions ont porté sur un large éventail de questions militaires et économiques et ont inclus la possibilité d’un cessez-le-feu avant la conclusion d’un accord, a rapporté le responsable.

Il n’y a pas encore d’accord sur le cadre final de surveillance et d’exploitation de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhia, occupée par la Russie et qui est la plus grande d’Europe.