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La Russie traite le Canada de «belliciste» pour une entente de drones avec l'Ukraine

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La porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Russie, Maria Zakharova, assiste à la séance d'information annuelle du ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov à Moscou, le 20 janvier 2026. Photo AP/Pavel Bednyakov La porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Russie, Maria Zakharova, assiste à la séance d'information annuelle du ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov à Moscou, le 20 janvier 2026. Photo AP/Pavel Bednyakov (Pavel Bednyakov)

Moscou qualifie le Canada de «belliciste» pour avoir conclu un accord de production de drones avec l’Ukraine et menace de publier l’adresse d’une entreprise canadienne qui travaille avec Kyiv.

Le ministre de la Défense, David McGuinty, a mentionné que le Canada ne se laisserait pas intimider.

Il y a deux semaines, Ottawa a annoncé un partenariat entre des fabricants de drones canadiens et ukrainiens qui pourrait permettre le déploiement de drones fabriqués au Canada sur la ligne de front en Ukraine.

L’accord implique la société ukrainienne Airlogix et le fabricant canadien de drones Sentinel R&D, établi à Hamilton, en Ontario.

Mercredi matin, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Russie, Maria Zakharova, a déclaré lors d’une conférence de presse que le monde devait connaître l’adresse de cette usine de drones.

Elle a affirmé que cet accord permet à l’Ukraine de dissimuler des équipements militaires essentiels dans un pays tiers et que le Canada ne se montre pas à la hauteur de son discours de pacificateur lorsqu’il se comporte comme «un belliciste».

L’ambassadeur de Russie à Ottawa a avancé que cet accord sur les drones signifiait que le Canada cherchait à tirer profit du conflit en cours, que la Russie insiste pour ne pas qualifier de guerre.

Lui et Mme Zakharova ont tous deux déclaré que Moscou tenait compte de l’accord sur les drones conclu par le Canada dans sa planification militaire et politique.

M. McGuinty a affirmé que les responsables militaires œuvraient pour assurer la sécurité du Canada et qu’Ottawa continuerait à soutenir l’Ukraine.

«Nous nous attendions à ce que les Russes se montrent critiques, car ils n’aiment pas que l’OTAN se mobilise pour venir en aide à un pays dans le besoin», a-t-il précisé aux journalistes sur la colline du Parlement.

«Nous allons continuer à suivre la situation, mais nous maintiendrons notre soutien indéfectible à nos collègues ukrainiens», a-t-il ajouté.

La Russie a envahi l’Ukraine en 2014 et son invasion à grande échelle en 2022 a entraîné une évolution rapide de la technologie des drones, qui causent désormais la plupart des pertes humaines dans le conflit en cours.

Dylan Robertson

Dylan Robertson

Journaliste