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La Russie pourrait attaquer l’OTAN «dès 2030», prévient Keir Starmer

«Il n’est pas exagéré d’affirmer que nous vivons dans la période la plus dangereuse et incertaine de notre vie.»

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Le premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, s'adresse aux médias après avoir rencontré des membres du Parti travailliste lors d'une visite à l'AFC Wimbledon, dans le sud de Londres, le samedi 9 mai 2026. Via AP Le premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, s'adresse aux médias après avoir rencontré des membres du Parti travailliste lors d'une visite à l'AFC Wimbledon, dans le sud de Londres, le samedi 9 mai 2026. Via AP (Maja Smiejkowska)

La Russie pourrait attaquer l’OTAN «dès 2030», a prévenu vendredi le premier ministre britannique Keir Starmer, en assurant la détermination du Royaume-Uni à développer ses capacités militaires pour être prêt face à une telle situation.

«Selon l’évaluation de nos services de renseignements, ainsi que celle d’autres pays de l’OTAN, il pourrait y avoir une attaque de la Russie contre l’OTAN dès 2030», a déclaré le chef du gouvernement travailliste, en déplacement sur le site d’une entreprise de défense dans le Wiltshire.

«Il n’est pas exagéré d’affirmer que nous vivons dans la période la plus dangereuse et incertaine de notre vie», a précisé Keir Starmer, ajoutant qu’il est de la «responsabilité» de son gouvernement d’«être prêt».

Cet avertissement fait écho à celui du secrétaire général de l’Otan Mark Rutte qui avait affirmé en décembre que la Russie «pourrait être prête à recourir à la force militaire contre l’OTAN d’ici cinq ans».

Le Royaume-Uni, qui a vu ses capacités fondre en raison de moindres investissements dans sa défense, s’est engagé à accroître ses dépenses militaires dans les prochaines années.

Le premier ministre a annoncé que le gouvernement publierait son plan d’investissement dans la défense «avant le sommet de l’OTAN», prévu début juillet.

Censé être dévoilé à l’automne 2025, sa finalisation a pris du retard en raison de contraintes budgétaires durcies par les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient.

Plusieurs hauts responsables ou ex-responsables de l’armée ont fait part de leurs inquiétudes sur ce retard, estimant que cela envoie un mauvais message à l’industrie de défense britannique et aux alliés du Royaume-Uni au sein de l’OTAN.

Vendredi, le chef d’état-major des armées britanniques Richard Knighton a prévenu que le Royaume-Uni «doit dépenser plus dans sa défense et plus vite». La Russie «sonde, défie et teste nos défenses», a-t-il insisté.

«Nous devons être prêt pour des conflits potentiellement plus longs et massifs comme nous le voyons en Ukraine», a-t-il ajouté, plaidant notamment pour davantage d’investissements dans les drones et autres systèmes autonomes.

Le Royaume-Uni s’est engagé à porter ses dépenses militaires à 2,5% du PIB d’ici 2027 (une augmentation qui inclut les agences de renseignement), et jusqu’à 3% après 2029.