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La Russie ne va pas ralentir ses opérations en Ukraine, mais est ouverte à des trêves humanitaires

«La décision de reprendre les négociations trilatérales n’implique aucune restriction des opérations militaires», a indiqué le porte-parole de la présidence russe.

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Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion du Conseil de sécurité par vidéoconférence depuis la résidence présidentielle de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 23 octobre 2026. Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion du Conseil de sécurité par vidéoconférence depuis la résidence présidentielle de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 23 octobre 2026. (Mikhail Metzel/Mikhail Metzel/Pool Sputnik Krem)

Le Kremlin a souligné lundi que les négociations trilatérales prévues en novembre entre Moscou, Kyiv et Washington ne signifiaient pas que les belligérants allaient ralentir leurs opérations militaires, se disant toutefois ouvert à d’autres trêves humanitaires après celle prévue dans la ville d’Olechky.

«La décision de reprendre les négociations trilatérales n’implique aucune restriction des opérations militaires», a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d’un point-presse quotidien auquel participait l’AFP.

«Nos forces armées continuent de mener des frappes massives contre le complexe militaro-industriel ukrainien. De son côté, le régime de Kyiv poursuit également toutes ses actions similaires», a-t-il poursuivi.

Des négociations directes entre la Russie et l’Ukraine sous médiation américaine sont «prévues» en novembre à Abou Dhabi aux Émirats arabes unis, avait indiqué vendredi le Kremlin.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ensuite déclaré qu’une réunion trilatérale était convenue «dans la première quinzaine de novembre», mais n’a pas confirmé qu’elle se tiendrait aux Émirats arabes unis.

Lundi, Dmitri Peskov a par ailleurs indiqué que la Russie était disposée à mener d’autres trêves humanitaires après celle qui doit débuter mardi dans la ville d’Olechky, sous contrôle russe dans la région ukrainienne de Kherson (sud).

L’émissaire de Trump remercie Poutine pour le diesel et discute d’un plan de paix pour l’Ukraine Le président russe Vladimir Poutine et l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, ont débuté mercredi à Saint-Pétersbourg des pourparlers sur un règlement du conflit en Ukraine, au lendemain d’entretiens entre le négociateur américain et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Vendredi, la Première dame américaine Melania Trump avait annoncé cette trêve à Olechky qui vise à apporter de l’aide humanitaire à ses habitants, isolés à cause des combats, et à évacuer ceux qui le souhaitent.

«Bien sûr, cela pourrait devenir un précédent (…) dans un objectif humanitaire», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réitérant que la Russie appréciait «hautement» les efforts des négociateurs américains, notamment ceux de Melania Trump.

Cette trêve très localisée à Olechky survient dans le contexte d’un rapprochement de son mari, le président Donald Trump, des positions de la Russie, au grand dam de l’Ukraine et de ses alliés européens.