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La Russie déjoue un attentat contre des responsables de la surveillance des télécommunications

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Des passants profitent du temps clément, assis dans le parc Zaryadye à Moscou, mardi 24 mars 2026, avec en toile de fond la tour Spasskaya du Kremlin et la cathédrale Saint-Basile. Des passants profitent du temps clément, assis dans le parc Zaryadye à Moscou, mardi 24 mars 2026, avec en toile de fond la tour Spasskaya du Kremlin et la cathédrale Saint-Basile. (Pavel Bednyakov)

La Russie a affirmé vendredi avoir déjoué un attentat contre des responsables de l’Agence de surveillance des télécommunications (Roskomnadzor), en accusant Kyiv d’en être le commanditaire, sur fond de tour de vis majeur de Moscou contre les messageries occidentales.

La Russie fait face à des restrictions numériques sans précédent depuis plusieurs semaines, qui visent à la fois les connections à internet via les opérateurs de téléphonie mobiles, l’utilisation de deux messageries populaires occidentales — WhatsApp et Telegram — et l’usage de VPN, un outil permettant de se localiser dans un autre pays.

Ces mesures sont justifiées par les autorités par des «raisons de sécurité» sur fond d’offensive en Ukraine.

«Le 18 avril 2026, un attentat terroriste visant les responsables de Roskomnadzor qui prévoyait une explosion d’une voiture, a été déjoué», a indiqué le Service russe de sécurité (FSB) dans un communiqué.

Il affirme avoir arrêté, en lien avec ce complot, sept personnes accusées d’être partisanes de «l’idéologie néonazie» recrutées par les services spéciaux ukrainiens via la messagerie Telegram.

Selon une vidéo diffusée par le FSB, toutes ces personnes — arrêtées à Moscou, Oufa (Oural), Novossibirsk (Sibérie occidentale) et Iaroslavl (centre) — sont de jeunes filles et garçons.

«Le chef de ce groupe terroriste — un habitant de Moscou né en 2004 — a opposé une résistance armée (…) lors de son arrestation et a été neutralisé», assure le FSB.

«Selon des informations reçues par le FSB, les services spéciaux ukrainiens agissent activement pour saper les mesures russes visant à assurer la sécurité de l’espace numérique en Russie, y compris le blocage de la messagerie Telegram», poursuit le communiqué, en affirmant que cette plateforme est «utilisée massivement par l’ennemi pour des actes terroristes et de sabotage».

Dans ce contexte, les responsables et les employés de Roskomnadzor, le gendarme des télécommunications chargé de bloquer Telegram, «reçoivent des menaces» et font l’objet «d’attaques armées», selon le FSB.

Depuis des mois, Roskomnadzor a significativement restreint l’accès à deux messageries très populaires, WhatsApp et Telegram, qui ne fonctionnent plus qu’avec un VPN.

Parallèlement, les autorités font la promotion massive de l’application russe Max, qui ne chiffre pas les données de bout-en-bout, en suscitant, selon ses critiques, des inquiétudes pour la protection de la vie privée.