Le coût de la restauration de l’arche du sarcophage de Tchernobyl (Ukraine), endommagé l’an passé par un drone russe, s’élève «aux alentours de 500 millions d’euros», a annoncé jeudi le ministre français des Affaires étrangères.
En février 2025, la structure métallique installée en 2016 recouvrant le réacteur qui avait explosé en avril 1986 avait été perforée par un drone russe. Cette structure protège un premier sarcophage construit par les Soviétiques.
«Ce soir, nous avons présenté le premier bilan financier des destructions provoquées par ce drone qui se chiffrent aux alentours de 500 millions d’euros», a déclaré Jean-Noël Barrot lors d’un point presse à l’issue de la première journée de la réunion des ministres du G7.
«Le G7 doit jouer un rôle de catalyseur dans la levée de fonds, en lien étroit avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dont la présidente viendra nous présenter son projet tout à l’heure», a-t-il ajouté.
M. Barrot préside la réunion du G7 qui s’est ouverte jeudi après-midi à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet et à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Son homologue américain Marco Rubio, retenu à Washington alors que les États-Unis sont engagés aux côtés d’Israël dans une guerre contre l’Iran, doit se joindre aux discussions vendredi.
Le chef de la diplomatie française, qui entend faire du G7 sous présidence française un «G7 de convergences» et de «résultats», a souligné la volonté d’«obtenir d’autres résultats» notamment dans la lutte contre le terrorisme, «qui évolue en profondeur, notamment en matière de financements».
«Nous organiserons à Paris, au mois de mai, la conférence “No Money For Terror”, qui permettra de mieux identifier, traquer et tarir le financement du terrorisme», a-t-il d’ores et déjà annoncé jeudi.
Il a en outre souligné que la France allait poursuivre la lutte contre le narcotrafic, «dont la Caraïbe est une zone de transit et de destination».
«Nos territoires français d’Outre-Mer sont très directement touchés», a-t-il déploré. «Avec nos partenaires du G7, nous organiserons une conférence régionale de sécurité dans la Caraïbe», a-t-il ainsi dit.
Celle-ci se tiendra en Martinique, au mois du juillet, a-t-il précisé.
Enfin, la présidence française entend créer «un réseau des ports du G7 et des pays partenaires pour lutter contre le narcotrafic».
«Il permettra de favoriser le partage d’informations, notamment sur les modes opératoires des narcotrafiquants, pour renforcer l’efficacité de notre action collective», a-t-il expliqué.
