Le bilan des victimes de la répression des manifestations nationales en Iran le mois dernier s’élève à au moins 7002 morts, et on craint que ce chiffre ne soit encore plus élevé, selon des militants.
La lente augmentation du nombre de morts lors des manifestations ajoute aux tensions générales auxquelles l’Iran est confronté tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, alors qu’il tente de négocier avec les États-Unis au sujet de son programme nucléaire.
Un deuxième cycle de négociations reste incertain, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou ayant fait pression directement sur le président américain Donald Trump pour qu’il intensifie ses exigences envers Téhéran dans les négociations.
Pendant ce temps, l’Iran est confronté à une colère toujours vive au niveau national en raison de la répression généralisée de toute dissidence dans la République islamique.
Cette rage pourrait s’intensifier dans les jours à venir, alors que les familles des victimes commencent à observer la période traditionnelle de deuil de 40 jours pour leurs proches.
L’agence américaine Human Rights Activists News Agency, qui a fourni les derniers chiffres, a comptabilisé avec précision le nombre de morts lors des précédentes vagues de troubles en Iran et s’appuie sur un réseau d’activistes en Iran pour vérifier les décès.
La lente augmentation du nombre de morts s’explique par le fait que l’agence parvient peu à peu à recouper les informations, les communications avec les personnes se trouvant à l’intérieur de la République islamique restant difficiles.
Le gouvernement iranien a communiqué son seul bilan le 21 janvier, affirmant que 3117 personnes avaient été tuées. Dans le passé, la théocratie iranienne a sous-estimé ou omis de signaler les décès liés aux troubles passés.
L’Associated Press n’a pas été en mesure d’évaluer de manière indépendante le nombre de victimes, les autorités ayant perturbé l’accès à Internet et les appels internationaux en Iran.
L’augmentation du nombre de victimes intervient alors que l’Iran tente de négocier avec les États-Unis au sujet de son programme nucléaire.
