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La reine Élisabeth II avait poussé à la nomination d’Andrew comme envoyé spécial au Commerce

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Le Britannique Andrew Mountbatten-Windsor, anciennement connu sous le nom de prince Andrew, jette un regard en arrière alors qu'il quitte la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, en Angleterre, après avoir assisté à l'office de Pâques, le 20 avril 2025. Photo AP Le Britannique Andrew Mountbatten-Windsor, anciennement connu sous le nom de prince Andrew, jette un regard en arrière alors qu'il quitte la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, en Angleterre, après avoir assisté à l'office de Pâques, le 20 avril 2025. Photo AP (Kirsty Wigglesworth)

La reine Élisabeth II avait poussé auprès du gouvernement pour que l’ex-prince Andrew soit nommé envoyé spécial du Royaume-Uni au Commerce en 2001, selon des documents d’archives publiés jeudi, un rôle dans lequel il est soupçonné d’avoir transmis des documents sensibles à Jeffrey Epstein.

Le gouvernement britannique avait accepté en février de publier ces documents relatifs à la nomination d’Andrew Mountbatten-Windsor, après de nouvelles révélations sur ses liens déjà connus avec le criminel sexuel américain, mort en prison en 2019.

Le frère du roi Charles III fait depuis l’objet d’une enquête policière, soupçonné de «manquement dans l’exercice d’une fonction publique», pour avoir transmis des documents économiques confidentiels à Jeffrey Epstein lorsqu’il était émissaire du Royaume-Uni au Commerce entre 2001 et 2011.

Il a été arrêté et placé en garde à vue pendant plusieurs heures en février, mais n’a pas été inculpé à ce stade.

Les onze documents publiés jeudi contiennent notamment des échanges de correspondances officielles ayant précédé la nomination d’Andrew.

Dans l’un de ces courriers, datant de février 2000, l’ex-directeur de l’entité chargée de soutenir les entreprises britanniques à l’export, David Wright, résume ses échanges avec le secrétaire privé de la reine Élisabeth II.

Il y affirme que la souveraine «souhaite» qu’Andrew, alors duc d’York, «succède» au duc de Kent, cousin de la reine, comme envoyé spécial au Commerce.

Affaire Epstein: fin de la garde à vue de l’ex-prince Andrew, l’enquête se poursuit L’ex-prince Andrew, arrêté jeudi suite à des allégations de «faute dans l’exercice de fonctions officielles», puis ensuite «relâché».

«La reine souhaite vivement que le duc d’York joue un rôle de premier plan pour promouvoir les intérêts nationaux», écrit-il, en précisant plus loin approuver cette idée.

Les documents publiés, qui ne concernent que le moment de la nomination d’Andrew, n’apportent aucun détail sur la manière dont l’ex-prince a ensuite mené son rôle, ce qui est au cœur de l’enquête policière le visant.

Dans une déclaration écrite transmise au Parlement, le secrétaire d’État au Commerce, Chris Bryant, souligne que le gouvernement a agi «sur la base d’une transparence maximale».

Il précise «qu’aucune preuve d’un processus formel de vérification n’a été entrepris» concernant Andrew avant sa nomination, ce qui est «compréhensible» pour un membre de la famille royale.

Un porte-parole de Downing Street a indiqué que le gouvernement communiquera «tout autre document substantiel» qu’il pourrait découvrir dans ses archives.

En mars, le gouvernement avait publié des documents liés à la nomination de son ex-ambassadeur à Washington, Peter Mandelson, également sous le coup d’une enquête pour avoir partagé des documents confidentiels avec Jeffrey Epstein lorsqu’il était ministre entre 2008 et 2010.

Mis au ban de la famille royale et déchu de ses titres, Andrew a été contraint de déménager dans le Norfolk, loin de sa résidence dans le domaine royal de Windsor.