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Fréchette condamne l’attaque au dîner des correspondants de la Maison-Blanche

«Ce type d’événement doit rester un espace de dialogue, non pas de violence.»

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La première ministre du Québec, Christine Fréchette, se rendra à Washington lundi pour rencontrer des élus et des gens d'affaires. Sur cette photo, Mme Fréchette fait une annonce à Montréal, le jeudi 23 avril 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Ka... Sur cette photo, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, fait une annonce à Montréal, le jeudi 23 avril 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Christopher Katsarov)

La tentative ratée d’attentat à l’endroit de Donald Trump et d’autres hauts responsables au dîner des correspondants de la presse de la Maison-Blanche est survenue la veille de l’arrivée prévue de Christine Fréchette à Washington, où la première ministre du Québec doit rencontrer des élus américains et des gens d’affaires.

Dans cette mission, Mme Fréchette a pour objectif de défendre les intérêts québécois en vue de la révision de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), dans un contexte de tension avec l’administration Trump depuis plusieurs mois.

Ça n’a pas empêché la première ministre de condamner l’attaque présumée, qui aurait été perpétrée par un homme armé du nom de Cole Tomas Allen, lequel a atteint un agent dans une fusillade à l’hôtel Hilton où se déroulait l’évènement.

«Ce type d’événement doit rester un espace de dialogue, non pas de violence», a écrit Mme Fréchette dans un message publié sur X, dimanche.

Les médias sont essentiels à nos démocraties. Une pensée particulière aux correspondants québécois et canadiens qui étaient présents hier.»

—  Extrait d’un message de la première ministre du Québec, Christine Fréchette

Mme Fréchette vient tout juste d’être assermentée comme première ministre, après avoir été élue cheffe du la Coalition avenir Québec (CAQ) au terme de la course pour succéder à François Legault.

La tâche lui incombe donc désormais de tirer le meilleur des négociations entre le Canada et les États-Unis à Washington. Dans la capitale américaine, la première ministre doit s’entretenir avec la communauté d’affaires des États-Unis, dont des représentants de l’industrie de l’aluminium et des constructeurs d’habitations, mais aussi avec des élus américains.

Christine Fréchette va donc, comme tous les autres émissaires canadiens avant elle, «rappeler l’importance de notre accord économique», «rappeler l’importance de nos liens commerciaux», disait-elle cette semaine.

La première ministre entend, du même coup, établir ses propres contacts dans la capitale américaine.

Mme Fréchette s’est dite bien consciente du caractère imprévisible du président Donald Trump, mais elle croit malgré tout qu’il est possible d’agir en coulisses.

Il est prévu aussi que Mme Fréchette rencontre le nouvel ambassadeur du Canada aux États-Unis, Mark Wiseman, qui a suscité la controverse récemment en envoyant une invitation en anglais seulement à une réception. M. Wiseman a reconnu jeudi qu’il s’agissait d’une «erreur inacceptable».

La nomination de M. Wiseman, à la fin de l’année dernière, avait également suscité la controverse au Québec en raison de ses commentaires antérieurs critiquant le système canadien de gestion de l’offre.

Les États-Unis sont le principal partenaire commercial du Québec, mais, depuis mars 2025, les droits de douane américains ont durement frappé plusieurs secteurs industriels canadiens, malgré les protestations d’Ottawa et du gouvernement caquiste.  

Entre autres, un droit de douane de 50 % frappe l’aluminium du Québec ainsi que l’acier.

Depuis octobre, le bois d’œuvre du Québec est grevé d’un tarif douanier de 45 % au total en franchissant la frontière américaine.  

En février 2025, le premier ministre François Legault s’était rendu avec ses homologues provinciaux à Washington pour tenter de freiner les visées protectionnistes du partenaire américain, mais la visite n’avait pas eu les effets escomptés.

Mme Fréchette tente maintenant de donner son impulsion propre aux pourparlers à venir et de jouer de son influence. 

Avec de l’information de La Presse canadienne.