La population de Cuba a continué de décliner en 2025, a annoncé mardi l’Institut national des statistiques (ONEI), soulignant un solde migratoire négatif important et un taux de fécondité au plus bas depuis près de 70 ans.
Il y avait 9 434 593 habitants à Cuba fin 2025, a indiqué l’ONEI dans une note diffusée sur ses réseaux sociaux, soit 313 000 habitants de moins par rapport à l’année précédente.
Fin 2023, le pays comptait un peu plus de 10 millions d’habitants.
Les personnes de plus de 60 ans représentent 26,7% de la population, ce qui fait de Cuba «le pays le plus vieux d’Amérique latine et des Caraïbes».
En 2025, comme les années précédentes, le solde migratoire a été négatif (-245 264 personnes). En parallèle, le nombre de décès a représenté «presque le double» du nombre de naissances.
Ainsi, Cuba «perd de la population, avant même de comptabiliser la migration», souligne encore l’Institut national des statistiques.
Pour la deuxième année consécutive, le taux de fécondité s’élève à 1,29 enfant par femme, le chiffre le plus bas depuis 1958, à la veille de la révolution menée par l’ancien dirigeant Fidel Castro.
La tranche de la population en âge de travailler a perdu plus de 1,2 million de personnes au cours des cinq dernières années, marquées par une sévère crise économique et une vague migratoire sans précédent dans l’histoire récente de l’île.
Cette crise économique, sous l’effet conjugué de l’embargo américain et des faiblesses structurelles d’un système centralisé, a encore empiré avec l’imposition par Washington depuis janvier d’un blocus pétrolier et d’une batterie de sanctions qui désorganisent toute l’activité du pays.
