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La Marine française, avec le soutien du Royaume-Uni, a intercepté un pétrolier russe

Il s’agit de la dernière d’une série d’interceptions par la marine française de pétroliers soupçonnés d’avoir des liens avec la Russie.

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Sur cette photo fournie par l'Armée française, un hélicoptère NH90 intercepte un pétrolier en provenance de Russie, en violation des sanctions internationales, dans l'océan Atlantique, le dimanche 31 mai 2026. Via AP Sur cette photo fournie par l'Armée française, un hélicoptère NH90 intercepte un pétrolier en provenance de Russie, en violation des sanctions internationales, dans l'océan Atlantique, le dimanche 31 mai 2026. Via AP (Uncredited)

La Marine nationale française, avec le soutien du Royaume-Uni, a intercepté un pétrolier soumis à des sanctions internationales qui venait de la Russie. Les pays qui soutiennent l’Ukraine ciblent les exportations de pétrole russe qui contribuent à financer la guerre du président Vladimir Poutine.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé cette interception, lundi, dans un message publié sur X, précisant que le Tagor avait été arraisonné dimanche dans l’océan Atlantique. Le message comprenait une vidéo montrant une personne descendant depuis un hélicoptère sur le navire. Il s’agit de la dernière d’une série d’interceptions par la marine française de pétroliers soupçonnés d’avoir des liens avec la Russie.

«Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de quatre ans, a argué le président français. Ces navires, qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires de navigation maritime, constituent également une menace pour l’environnement et pour la sécurité de tous.»

Les recettes pétrolières constituent un pilier de l’économie russe, permettant au président Poutine d’injecter des fonds dans l’effort de guerre contre l’Ukraine sans aggraver l’inflation pour les citoyens ordinaires et en évitant un effondrement monétaire.

La Russie utiliserait une flotte de plusieurs centaines de navires pour contourner les sanctions internationales imposées en raison de la guerre. La France et d’autres pays se sont engagés à sévir contre cette «flotte fantôme» qui enfreint les sanctions.

Réagissant à la dernière interception française, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré lundi que la Russie «considère ces actions comme illégales».

«Elles frôlent la piraterie, a-t-il soutenu lundi. Nous sommes en total désaccord avec l’idée qu’elles soient menées en totale conformité avec le droit international.»

Les autorités maritimes françaises ont indiqué que le pétrolier avait été intercepté à plus de 400 milles nautiques à l’ouest de la France, dans les eaux internationales de l’océan Atlantique. Il venait du port de Mourmansk, au nord-ouest de la Russie, selon le communiqué des autorités.

Le communiqué précise que le pétrolier est soupçonné de naviguer sous pavillon de complaisance et que la marine française l’escorte actuellement vers un mouillage pour y subir des contrôles supplémentaires.

Parmi les pétroliers précédemment interceptés par la France figure le Deyna, arraisonné en mer Méditerranée en mars. Un autre pétrolier, le Grinch, intercepté en Méditerranée en janvier, a été libéré en février après avoir payé une amende de plusieurs millions d’euros.