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Des entreprises américaines, dont Blue Origin et Space X, annulent leur venue au Sommet spatial à Paris

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Le logo de SpaceX est visible sur un bâtiment, le 26 mai 2020, au Centre spatial Kennedy de Cap Canaveral, en Floride. Photo AP Le logo de SpaceX est visible sur un bâtiment, le 26 mai 2020, au Centre spatial Kennedy de Cap Canaveral, en Floride. Photo AP (David J. Phillip)

Quatre sociétés américaines, dont les géants Blue Origin et Space X, ont annulé leur participation au Sommet spatial international organisé à Paris les 9 et 10 septembre, a appris l’AFP jeudi auprès du ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

«Il est difficile de ne pas faire de lien avec les rumeurs de pression dont la presse se fait l’écho. Nous voulons évidemment continuer à travailler avec nos partenaires et alliés américains, même si les revirements stratégiques et les pressions politiques rendent parfois la tâche inutilement complexe», a estimé le ministère dans un message transmis à l’AFP.

Outre Blue Origin de Jeff Bezos et Space X d’Elon Musk — deux acteurs mondiaux majeurs du secteur spatial privé —, les autres sociétés américaines ayant annulé leur venue sont les entreprises Stoke Space et Starcloud, a précisé le ministère.

Sollicités par l’AFP, les groupes Blue Origin et Space X n’ont pas répondu dans l’immédiat.

Selon le média américain Politico, la Maison-Blanche a poussé des entreprises spatiales américaines à ne pas participer à ce sommet voulu par le président français Emmanuel Macron.

«L’administration Trump continue de collaborer avec ses alliés et partenaires dans le domaine spatial. Nous nous réjouissons de conversations productives lors du Sommet spatial sur des priorités essentielles, notamment les missions scientifiques, les programmes d’exploration et la sécurité spatiale», a réagi un responsable du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche, sollicité par l’AFP.

Politico a rapporté un appel téléphonique entre un service de la Maison-Blanche et plusieurs entreprises spatiales, dont SpaceX, au cours duquel «il semblait que l’administration (américaine) décourageait la participation à l’événement» à Paris, avançant qu’elle «pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne».

Le site américain a dit s’appuyer sur trois sources, dont il préserve l’anonymat, deux liées aux entreprises spatiales et une évoluant dans la sphère politique.

Selon ces sources, un responsable de la Maison-Blanche a affirmé pendant l’échange téléphonique que «la France ne s’était pas coordonnée avec les États-Unis, a accusé le pays de “pratiques anticoncurrentielles” et suggéré que les ateliers n’avaient pas été pensés pour inclure la perspective américaine», a écrit Politico.