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La guerre contre l’Iran a coûté 38 milliards de dollars aux États-Unis

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Iran War Les missiles iraniens de fabrication nationale « Zolfaghar » (en haut) et « Zolfaghar Bassir » sont présentés par les forces armées dans le cadre d'une exposition temporaire devant le monument Azadi (Liberté) à Téhéran, en Iran, le mercredi 29 juillet 2026. Crédit image | (Vahid Salemi/AP Photo/Vahid Salemi)

La guerre contre l’Iran a coûté aux États-Unis 38 milliards de dollars depuis son lancement, a fait savoir mardi le Bureau du Congrès pour le budget (CBO), sans affiliation partisane, qui arrête son estimation début août.

Le CBO prévient que si l’intensité du conflit diminue, la facture continuerait de s’alourdir de deux milliards de dollars par mois. En cas d’accélération, comme c’est le cas ces dernières semaines, elle monterait à trois milliards.

Cette facture correspond entre autres au coût des munitions et de l’équipement utilisés dans les combats, mais aussi à celui, croissant, du carburant pour les forces armées.

Pour l’agence budgétaire indépendante, le seul coût de remplacement des munitions utilisées jusqu’ici dans ce conflit entamé le 28 février se monte à 21,7 milliards de dollars.

Le CBO s’alarme par ailleurs de l’épuisement des stocks de missiles intercepteurs: en comparant les dépenses pour ces missiles et le nombre total acheté, les États-Unis «ont probablement utilisé entre la moitié et les deux tiers de leurs stocks de ces munitions depuis juin 2025», estime l’agence budgétaire.

Lundi, c’est un rapport de l’Inspecteur général du Pentagone qui a établi une «pénurie» de munitions liée à la guerre en Iran, confirmant un constat que l’administration Trump avait pourtant largement refusé de confirmer ces derniers mois.

L’analyse du CBO fait suite à une requête de plusieurs parlementaires démocrates.

En juillet, le ministre de la Défense Pete Hegseth évaluait le coût de la guerre à 37,5 milliards de dollars.

Le CBO estime par ailleurs que la guerre en Iran a eu un impact sur l’inflation aux États-Unis, à cause des perturbations dans l’approvisionnement en pétrole et en gaz.

Depuis le début de la guerre, Téhéran a verrouillé le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce d’hydrocarbures.

En se basant sur l’indice PCE, l’agence budgétaire a rehaussé ses prévisions pour l’inflation au premier trimestre 2027 de 0,5 points par rapport à celles de février.

Ses estimations concernant l’inflation sous-jacente (hors prix volatils de l’énergie et de l’alimentation) ont également été revues à la hausse, de 0,3 %.

Une telle hausse de l’inflation entraînera également une augmentation des taux obligataires, rappelle par ailleurs le CBO.