Le premier ministre français a convoqué jeudi une réunion de crise et annulé les déplacements de ses ministres afin de se concentrer sur la propagation à l’échelle nationale des manifestations, parfois violentes, menées par des étudiants du secondaire. Ces derniers dénoncent entre autres le manque de moyens dans leurs établissements et les horaires trop chargés.
Les manifestations ont éclaté la semaine dernière dans les établissements scolaires de la région parisienne et ont pris de l’ampleur, la police ayant procédé à des centaines d’arrestations lors d’affrontements avec les jeunes manifestants.
Les autorités ont fait état de plusieurs dizaines de blessés, certains touchés par des projectiles lancés par les manifestants, mais aussi, dans certains cas présumés, par des projectiles antiémeutes tirés par la police.
Ces manifestations sont en train de devenir rapidement un sujet brûlant de la campagne électorale visant à remplacer, en mai prochain, le président Emmanuel Macron, qui ne peut pas constitutionnellement briguer un troisième mandat consécutif.
Les rassemblements étudiants accentuent la pression sur un gouvernement déjà accablé par les problèmes financiers croissants de la France.
Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle d’extrême gauche, a qualifié de répressive la réponse du gouvernement face à ces manifestations. Ses détracteurs ont accusé le parti de M. Mélenchon de chercher à exploiter ces troubles pour marquer des points dans la campagne présidentielle et d’inciter à la violence.
Le cabinet du premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué que celui-ci avait demandé aux ministres d’annuler tout déplacement officiel prévu dans les jours à venir, afin de permettre aux autorités et à la police de se concentrer sur la gestion des manifestations.
