Le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé vendredi avoir renforcé les contrôles à la frontière entre la France et l’Espagne après l’afflux de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc.
Le ministre indique sur le réseau social X avoir dès jeudi soir «donné des instructions pour renforcer sans attendre les contrôles à la frontière espagnole» et activé la «Force Frontière d’intervention rapide pour des contrôles en profondeur».
Environ 60 000 migrants ont rejoint l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc en quelques jours, provoquant une crise diplomatique européenne quant à la potentielle suspension de l’Espagne de l’espace Schengen.
«Nous avons un contrôle à la frontière franco-espagnol, il existe, d’ailleurs il a été renforcé ces derniers mois», avait rappelé vendredi matin Laurent Nuñez sur RTL.
Le ministre français a en outre dit s’être entretenu jeudi avec son homologue espagnol. «On doit se parler aujourd’hui» de nouveau, a-t-il ajouté.
Son prédécesseur au ministère de l’Intérieur et candidat Les républicains (LR, droite) à la présidentielle Bruno Retailleau a déploré sur X que «l’Espagne aujourd’hui, l’Europe demain, paient le prix de la politique irresponsable du gouvernement socialiste espagnol». «On ne peut plus laisser un pays de l’UE fragiliser toute l’Europe», a-t-il réagi.
La candidate du Rassemblement national (RN, extrême droite) à la présidentielle Marine Le Pen a fustigé de son côté les «entrées massives et coordonnées de migrants en Espagne, encouragées par le gouvernement espagnol».
Une situation face à laquelle «la France doit sans délai renforcer les contrôles à ses frontières», a exhorté la leader du parti d’extrême droite.
Le président français, Emmanuel Macron, a fait savoir que «la France se tient prête à apporter aux autorités espagnoles tout l’appui nécessaire, si celles-ci en expriment le besoin, y compris au travers (…) Frontex», l’agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières, selon son entourage.
