International

La France confirme que l'hantavirus de la croisière est d'origine sud-américaine

L’Institut Pasteur a indiqué que les investigations virologiques se poursuivaient en collaboration avec les autorités sanitaires françaises et des partenaires internationaux.

Publié le 

Des ambulances transportant des patients évacués du paquebot MV Hondius et soupçonnés d'être atteints d'une infection à hantavirus quittent l'aéroport du Bourget, au nord de Paris, le dimanche 10 mai 2026. Photo AP/Thibault Camus Des ambulances transportant des patients évacués du paquebot MV Hondius et soupçonnés d'être atteints d'une infection à hantavirus quittent l'aéroport du Bourget, au nord de Paris, le dimanche 10 mai 2026. Photo AP (Thibault Camus)

L’Institut Pasteur a annoncé avoir séquencé intégralement le virus Andes détecté chez un passager français du paquebot MV Hondius et constaté qu’il correspondait à des virus déjà connus en Amérique du Sud, sans qu’aucun élément ne laisse supposer, à ce jour, l’apparition de nouvelles caractéristiques qui le rendraient plus contagieux ou plus dangereux.

«Le virus analysé correspond aux souches déjà connues et surveillées en Amérique du Sud, a indiqué vendredi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sur X. À ce stade, aucun élément ne laisse penser à l’apparition d’un variant susceptible d’être plus transmissible ou plus dangereux», a-t-elle ajouté.

L’Institut Pasteur a indiqué que l’analyse génomique avait confirmé que le virus trouvé chez le passager français correspondait au virus détecté dans d’autres cas à bord du navire et ressemblait étroitement à des échantillons connus du virus des Andes circulant en Amérique du Sud.

«Ce travail de séquençage nous permet de mieux comprendre le virus et de garantir une surveillance sanitaire étroite», a précisé Mme Rist. Elle a ajouté que les données seraient partagées avec la communauté scientifique internationale.

L’Institut Pasteur a indiqué que les virus détectés chez les patients du navire étaient identiques les uns aux autres et présentaient environ 97% de similitudes avec certains virus des Andes circulant en Amérique du Sud, y compris ceux identifiés chez les rongeurs. Jean-Claude Manuguerra, qui dirige l’unité Environnement et risques infectieux de l’Institut Pasteur, a souligné que les variations restantes semblaient refléter une variation virale naturelle et ne semblaient pas affecter les caractéristiques du virus détecté chez les voyageurs.

La passagère française a été déclarée positive après avoir voyagé à bord du MV Hondius et a été soignée à Paris. Les autorités françaises avaient précédemment indiqué qu’elle se trouvait dans un état grave.

L’Institut Pasteur a indiqué que les investigations virologiques se poursuivaient en collaboration avec les autorités sanitaires françaises et des partenaires internationaux.