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La droite et la gauche sont nez à nez dans le dépouillement du vote en Suède

La grande question ne porte pas tant sur le parti qui l’emportera que sur le camp qui parviendra à former une majorité.

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Une enveloppe contenant un bulletin de vote est déposée dans une urne dans un bureau de vote de la mairie de Malmö, en Suède, le dimanche 13 septembre 2026. (Johan Nilsson/Agence de presse TT via AP) Une enveloppe contenant un bulletin de vote est déposée dans une urne dans un bureau de vote de la mairie de Malmö, en Suède, le dimanche 13 septembre 2026. (Johan Nilsson/Agence de presse TT via AP)

Les résultats préliminaires de dimanche pour les élections générales suédoises montrent que le premier ministre conservateur Ulf Kristerssons et son alliance de quatre partis est nez à nez avec les partis d’opposition de la gauche, incluant les sociaux-démocrates de l’ancienne première ministre Magdalena Andersson.

Des sondages à la sortie des urnes réalisés par la chaîne publique SVT donnaient initialement aux partis de gauche une avance de plusieurs points de pourcentage, mais, une fois les deux tiers des réels suffrages dépouillés, les deux blocs étaient pratiquement à égalité.

Les sociaux-démocrates étaient en liesse après les premiers résultats de ces sondages, lors de leur rassemblement électoral, mais l’ambiance de la salle s’est rapidement calmée lorsqu’ils ont indiqué une course plus serrée.

M. Kristersson dirige la Suède depuis 2022 à la tête d’une coalition de centre droit tripartite. Pour obtenir la majorité parlementaire, celle-ci s’est appuyé sur le soutien extérieur des démocrates suédois, un parti anti-immigration aux racines d’extrême droite qui s’est rapprochée du courant politique dominant. Les démocrates avaient eu la promesse d’obtenir des postes ministériels si la coalition était reconduite au pouvoir.

Les sociaux-démocrates de centre gauche ont dirigé la plupart des gouvernements suédois depuis la Deuxième Guerre mondiale. Entre 2021 et jusqu’aux dernières élections, Mme Andersson a occupé le poste de première ministre, et une victoire des quatre partis de gauche lui ouvrirait la voie pour revenir au pouvoir.

Il existe deux grands blocs politiques en Suède: l’un regroupant quatre partis de droite et l’autre, quatre partis de gauche. La grande question ne porte donc pas tant sur le parti qui l’emportera que sur le camp qui parviendra à former une majorité. Chaque parti doit obtenir au moins 4 % des voix pour remporter des sièges au Parlement.

Compte tenu du large consensus politique qui règne en Suède sur plusieurs questions majeures, telles que le soutien à l’Ukraine et la décision du pays d’adhérer à l’OTAN, une grande partie des débats électoraux se concentre sur la possibilité d’une entrée de l’extrême droite au gouvernement. Le rôle des démocrates suédois a été au centre de l’attention alors que la droite populiste progresse en Europe, comme en témoigne la victoire du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), le 6 septembre.

Les démocrates suédois ont été fondés dans les années 1980 par des personnes qui ont milité au sein de groupes d’extrême droite, dont des groupes néonazis. Ils ont depuis modéré leur rhétorique et exclu les membres ouvertement racistes sous la direction de Jimmie Åkesson, qui les dirige depuis 2005 et a vu le parti passer d’un acteur marginal à une force politique.

«Il s’agit d’une élection très importante pour la Suède: soit nous aurons pour la première fois au sein de notre gouvernement un parti d’extrême droite fondé par des néonazis, soit ce gouvernement sera dirigé par moi», a dit Mme Andersson après avoir voté.

Plus de 8 millions de personnes sur une population d’environ 10,6 millions d’habitants étaient appelées aux urnes pour élire les 349 députés du Riksdag, le parlement suédois.