La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, a rejeté mercredi un recours de l’administration Trump lui demandant de l’autoriser à appliquer une politique plus restrictive envers les personnes transgenres en détention dans les prisons fédérales.
Le président Donald Trump, qui a promis lors de sa campagne en 2024 de mettre fin à ce qu’il dénonce comme le «délire transgenre», a signé dès le jour de son investiture un décret selon lequel son administration ne reconnaîtrait désormais l’existence que de «deux sexes, masculin et féminin», définis à la naissance.
Son gouvernement est ensuite revenu sur une série d’acquis obtenus par les personnes transgenres, y compris en prison, en ordonnant le transfert de prisonnières transgenres d’établissements pour femmes vers des établissements pour hommes.
Mais un juge fédéral a bloqué en 2025 cette décision, puis plus généralement la politique adoptée en 2026 par l’administration pénitentiaire fédérale supprimant l’accès des détenus à des opérations chirurgicales ou traitements hormonaux de transition de genre, ainsi que des mesures «d’accompagnement», comme la fourniture de perruques ou de maquillage.
Dans une rare décision non motivée favorable aux droits des personnes transgenres, la Cour suprême rejette mercredi le recours déposé en septembre par le gouvernement pour lui permettre d’appliquer cette politique, sans se prononcer sur le fond.
Seuls les juges les plus conservateurs, Clarence Thomas et Samuel Alito, se désolidarisent de la position de la Cour, qui compte une majorité de six conservateurs contre trois progressistes.
