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Regrets de Séoul sur l’envoi drones en Corée du Nord: une «sage décision»

Trois civils sud-coréens ont été accusés.

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Un visiteur observe le côté nord-coréen depuis l'observatoire de la réunification à Paju, en Corée du Sud, le 25 décembre 2025. Un visiteur observe le côté nord-coréen depuis l'observatoire de la réunification à Paju, en Corée du Sud, le 25 décembre 2025. (Lee Jin-man)

La sœur de Kim Jong-un, Kim Yo Jong, a qualifié lundi de «sage décision» les regrets exprimés par le président sud-coréen Lee Jae Myung au sujet de l’envoi il y a quelques mois de drones en Corée du Nord par des civils.

«Le président de la République de Corée a personnellement exprimé des regrets et évoqué une mesure pour prévenir toute récidive. Notre gouvernement a salué cela comme une heureuse et sage décision», a déclaré l’influente sœur du dirigeant nord-coréen, dans un communiqué relayé par l’agence officielle KCNA.

Séoul avait initialement nié toute implication officielle dans l’incursion de drones en janvier, les autorités suggérant qu’il s’agissait d’une action civile, mais le président sud-coréen, Lee Jae Myung, a affirmé qu’une enquête avait révélé l’implication de responsables gouvernementaux.

Pyongyang avait annoncé en janvier avoir abattu un drone équipé de «matériel de surveillance» près de la ville nord-coréenne de Kaesong, à quelques kilomètres de la frontière intercoréenne, et promis une réponse «terrible» en cas de nouvelle incursion de drones venus du Sud. Trois civils sud-coréens ont été inculpés.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et sa fille portent des vestes assorties Les médias d’État nord-coréens ont publié jeudi des photos du dirigeant Kim Jong-un et de sa fille sanglés dans des vestes de cuir assorties, pour assister à un défilé militaire à Pyongyang, alimentant les spéculations qui font de la jeune fille l’héritière potentielle de la dynastie.

«Un incident impliquant des drones civils, qui n’aurait pas dû se produire, a eu lieu sous cette administration, et il a été confirmé qu’un responsable du Service national de renseignement et un soldat en service actif étaient impliqués», a indiqué M. Lee lundi.

Mme Kim a déclaré que son frère avait interprété les propos du président sud-coréen comme une «manifestation de franchise et d’ouverture d’esprit», mais a mis en garde Séoul contre toute «provocation inconsidérée».

«La République de Corée doit être consciente qu’elle devra en payer le prix si une telle provocation, portant atteinte à la souveraineté inaliénable de notre État, se reproduit», a-t-elle averti.

Lee Jae Myung veut renouer le dialogue avec le Nord depuis son entrée en fonction l’année dernière, mais le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui a qualifié Séoul d’«ennemi le plus hostile», a jusqu’à présent rejeté sa main tendue.

Les deux États n’ont jamais signé de traité de paix à l’issue de la guerre de Corée (1950-1953), qui s’est soldée par un armistice.