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La Corée du Sud procède au tir d’essai de sa première arme hypersonique

Ce type d’armes est un «atout stratégique clé capable de changer le cours d’une bataille».

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Sur cette photo fournie par le ministère sud-coréen de la Défense, un missile balistique sud-coréen de type Hyunmoo II est tiré lors d'un exercice organisé dans un lieu tenu secret en Corée du Sud, le lundi 4 septembre 2017. (Ministère sud-coréen de la Défense via AP) Sur cette photo fournie par le ministère sud-coréen de la Défense, un missile balistique sud-coréen de type Hyunmoo II est tiré lors d'un exercice organisé dans un lieu tenu secret en Corée du Sud, le lundi 4 septembre 2017. (Ministère sud-coréen de la Défense via AP)

Séoul a procédé jeudi au tir d’essai de sa première arme hypersonique de fabrication nationale, a annoncé la présidence sud-coréenne, quelques jours après que la Corée du Nord a dit avoir tiré un missile hypersonique de portée intermédiaire.

«Le président Lee Jae Myung a assisté cet après-midi au premier tir d’essai d’un véhicule planant hypersonique (HGV) — actuellement en phase de recherche et développement à l’aide de technologies nationales», a déclaré le bureau du président sud-coréen, dans un communiqué.

Ce type d’armes est un «atout stratégique clé capable de changer le cours d’une bataille», a-t-il ajouté, et les ogives, grâce à leurs «trajectoires de vol imprévisibles et à leur vitesse fulgurante, sont capables de frapper des cibles stratégiques majeures».

Les planeurs hypersoniques sont envoyés dans la haute atmosphère par des propulseurs de fusée, puis planent vers leur cible à une vitesse au moins cinq fois supérieure à celle du son.

L’annonce de Séoul intervient après que son voisin du Nord a annoncé un test de missile hypersonique de portée intermédiaire.

Pyongyang a déclaré que le lancement de samedi avait impliqué l’utilisation de l’intelligence artificielle, ce qui signifie qu’il n’y a «aucun moyen d’éviter» une telle attaque.

Pyongyang a également affirmé que son missile était «capable de changer son orbite de vol à basse altitude».

Séoul et Washington ont pour leur part indiqué que le missile nord-coréen était «à un niveau qui peut être suffisamment détecté et intercepté au moyen des capacités de défense dont disposent les deux alliés».