L’armée sud-coréenne a assuré jeudi n’avoir repéré aucune des nouvelles armes que le Nord affirme avoir déployées le long de leur frontière commune.
«Nous n’avons vu aucun signe du déploiement par la Corée du Nord de nouveaux types d’armes», a dit à la presse le porte-parole de l’état-major interarmées sud-coréen, Jang Do-young. «Néanmoins, étant donné ses déclarations, nous surveillons de près la situation», a-t-il ajouté.
Mercredi, Kim Yo Jong, l’influente sœur du numéro un nord-coréen Kim Jong-un, avait annoncé que son pays avait placé de «nouvelles unités de tir (…) en position de tir», d’après les médias d’État.
Les tensions entre Séoul et Pyongyang se sont accrues depuis que la Corée du Sud a imputé le mois dernier à son voisin du Nord une explosion de mines terrestres dans la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux pays. Pyongyang rejette cette accusation.
Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a déclaré jeudi qu’il prévoyait d’adresser, dans le courant de la journée, une lettre au président du Conseil de sécurité de l’ONU au sujet de cet incident.
Cette lettre «expliquera que l’explosion a été causée par une mine terrestre posée par les troupes nord-coréennes, ce qui constitue une violation manifeste de l’accord d’armistice», a déclaré le porte-parole du ministère, Park Doo-soon.

Dans cette lettre, la Corée du Sud «exigera également des excuses et des mesures responsables de la part de la Corée du Nord, tout en appelant au dialogue afin d’empêcher une nouvelle escalade des tensions et de rétablir la confiance», a-t-il ajouté.
Kim Yo Jong avait aussi annoncé mercredi la reprise prochaine des émissions de propagande par hauts-parleurs le long de la frontière, dans le cadre d’une «guerre psychologique» contre la Corée du Sud.
Interrogé à ce propos, le porte-parole de l’état-major sud-coréen a mentionné que des «travaux de maintenance de routine» avaient été observés, avant même les dernières déclarations du Nord.
