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La Corée du Sud change de stratégie face à la menace nucléaire nord-coréenne

«À chaque heure qui passe, la Corée du Nord continue d’étendre et de faire progresser son programme nucléaire.»

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Un visiteur observe le territoire nord-coréen depuis l'observatoire de la réunification à Paju, en Corée du Sud, le 25 décembre 2025. Photo AP Un visiteur observe le territoire nord-coréen depuis l'observatoire de la réunification à Paju, en Corée du Sud, le 25 décembre 2025. Photo AP (Lee Jin-man)

La Corée du Sud a changé d’approche concernant son objectif de dénucléarisation de la Corée du Nord, misant sur l’arrêt de l’expansion des activités nucléaires plutôt que sur un démantèlement immédiat, a affirmé jeudi un ministre

Dans ce qui apparaît comme une nouvelle marque d’ouverture de la part de Séoul envers son voisin, le ministre de l’Unification, Chung Dong -young, a déclaré à des journalistes que la Corée du Sud avait réorienté ses priorités, délaissant le désarmement pour se concentrer sur l’arrêt de l’expansion des activités nucléaires de Pyongyang.

«Le gouvernement a de fait abandonné l’approche de l’administration précédente, qui accordait la priorité à la dénucléarisation, ainsi que son insistance sur le démantèlement préalable du programme nucléaire nord-coréen», a-t-il déclaré, selon une transcription de la rencontre consultée par l’AFP.

L’objectif de long terme demeure qui est d’obtenir une dénucléarisation de la Corée du Nord, a précisé toutefois le ministre.

Mais «la priorité immédiate est de mettre un terme à cela (…), à chaque heure qui passe, la Corée du Nord continue d’étendre et de faire progresser son programme nucléaire», a-t-il dit.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et sa fille portent des vestes assorties Les médias d’État nord-coréens ont publié jeudi des photos du dirigeant Kim Jong-un et de sa fille sanglés dans des vestes de cuir assorties, pour assister à un défilé militaire à Pyongyang, alimentant les spéculations qui font de la jeune fille l’héritière potentielle de la dynastie.

Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, le président sud-coréen Lee Jae-Myung a renversé la ligne dure adoptée par son prédécesseur, proposant à Pyongyang, qui dispose de l’arme nucléaire, des pourparlers sans conditions préalables.

La Corée du Sud n’abrite plus aucune arme nucléaire sur son territoire depuis 1991, date à laquelle son principal allié militaire, les États-Unis, a retiré ses stocks.

La Corée du Nord s’est à plusieurs reprises déclarée «État nucléaire irréversible» depuis l’échec du sommet de 2019 entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, en raison de divergences sur la dénucléarisation du pays et la levée des sanctions qui le visent.

Le pays, isolé sur le plan diplomatique, fait l’objet de plusieurs séries de sanctions en raison d’un programme nucléaire que ses dirigeants se sont engagés à poursuivre afin de dissuader les États-Unis et la Corée du Sud.