La Corée du Nord a condamné jeudi une vente d’armes à la Corée du Sud annoncée la semaine dernière par les États-Unis, et a promis une «réponse sérieuse» à cette action qualifiée d’«hostile» par son ministère des Affaires étrangères.
«L’effet néfaste de la vente d’armes par les États-Unis à la (Corée du Sud) sur l’environnement sécuritaire régional» ne pouvait être ignoré, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par l’agence de presse officielle KCNA.
Cette déclaration fait suite à l’annonce, le 21 août, par le département d’État américain de sa décision d’approuver une éventuelle vente d’armes à la Corée du Sud, notamment des missiles tactiques AIM-9X Sidewinder Block II et équipements connexes.
Le contrat porte sur un montant estimé à 125 millions de dollars.
Ces actes ajoutent «une nouvelle menace à la sphère sécuritaire de la République populaire démocratique de Corée et visent à créer de l’instabilité dans le système social de notre État», ajoute le communiqué publié par KCNA.
La Corée du Nord «apportera une réponse sérieuse, immédiate et vigoureuse à ces actes hostiles», peut-on lire dans le communiqué.
Le 17 août, le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail (DRL) du Département d’État américain a lancé un appel d’offres pour documenter les violations des droits de l’homme en Corée du Nord et contrer les opérations d’influence du régime à l’échelle mondiale.
Une enveloppe pouvant atteindre 2,96 millions de dollars a été allouée à ce projet.
Le département d’État prévoit de sélectionner deux à trois organisations et d’octroyer à chacune d’entre elles un financement compris entre 750.000 et 2,25 millions de dollars.
Malgré ces mesures, Donald Trump, qui cherche à réactiver les relations nouées avec Kim Jong-un lors de son premier mandat, a écourté des exercices militaires conjoints avec Séoul lancés plus tôt ce mois-ci, après les avoir critiqués.
Il a également déclaré qu’il prévoyait de rencontrer le dirigeant nord-coréen cette année.
