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La Corée du Nord dit ne pas être liée par le Traité de non-prolifération nucléaire

«Les États-Unis et certains pays (…) remettent sans aucun fondement en question le statut actuel et (…) les droits souverains.»

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Sur cette photo non datée fournie jeudi 25 décembre 2025 par le gouvernement nord-coréen, le dirigeant Kim Jong Un inspecte un sous-marin à propulsion nucléaire en cours de construction dans un lieu tenu secret en Corée du Nord. (Agence centrale de presse coréenne/Korea News Service via AP) Sur cette photo non datée fournie jeudi 25 décembre 2025 par le gouvernement nord-coréen, le dirigeant Kim Jong Un inspecte un sous-marin à propulsion nucléaire en cours de construction dans un lieu tenu secret en Corée du Nord. (Agence centrale de presse coréenne/Korea News Service via AP) (Uncredited)

L’ambassadeur à l’ONU de la Corée du Nord a affirmé que son pays n’était pas soumis au Traité de non-prolifération des armes nucléaires et qu’aucune pression extérieure ne changerait son statut d’État doté de l’arme nucléaire, a rapporté jeudi l’agence de presse officielle.

En 2003, Pyongyang s’est retiré du Traité de non‑prolifération (TNP) des armes nucléaires entré en vigueur en 1970.

Le pays, qui a depuis mené six essais nucléaires et fait l’objet de multiples sanctions de l’ONU, détiendrait des dizaines d’ogives nucléaires.

Les États signataires de ce traité sont actuellement réunis aux Nations Unis.

«Les États-Unis et certains pays (…) remettent sans aucun fondement en question le statut actuel et (…) les droits souverains» de la RPDC [République populaire démocratique de Corée, ou Corée du Nord], a déclaré l’ambassadeur de Pyongyang à l’ONU, Kim Song, dans un communiqué diffusé par l’agence de presse KCNA.

«Le statut de la République populaire démocratique de Corée en tant qu’État doté de l’arme nucléaire ne changera pas en fonction de déclarations rhétoriques extérieures ou de désirs unilatéraux», a-t-il affirmé.

Ce statut a été «inscrit dans la Constitution, qui définit clairement les principes d’utilisation de l’arme nucléaire», a-t-il ajouté.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et sa fille portent des vestes assorties Les médias d’État nord-coréens ont publié jeudi des photos du dirigeant Kim Jong-un et de sa fille sanglés dans des vestes de cuir assorties, pour assister à un défilé militaire à Pyongyang, alimentant les spéculations qui font de la jeune fille l’héritière potentielle de la dynastie.

Pyongyang n’a eu de cesse d’affirmer son refus de renoncer à son arsenal nucléaire, qualifiant sa trajectoire d’«irréversible» et promettant de renforcer ses capacités.

Le TNP compte 191 pays signataires, dont cinq des neuf États dotés de l’arme nucléaire.

«Mais l’esprit du traité est en train de “s’éroder”», a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans son discours d’ouverture de la session d’examen la semaine dernière.

«Les engagements restent non tenus. La confiance et la crédibilité s’effritent. Les facteurs de prolifération s’accélèrent», a-t-il déploré.

Les neuf États dotés de l’arme nucléaire — la Russie, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord — possédaient 12 241 ogives nucléaires en janvier 2025, a indiqué l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).

La quasi-totalité de ces têtes nucléaires appartiennent à la Russie et aux États-Unis, qui possèdent à eux seuls 90% des armes nucléaires mondiales, selon le Sipri.

Pyongyang s’est rapproché de Moscou, et l’a aidé dans le conflit en l’Ukraine en lui envoyant des troupes et du matériel, recevant notamment en retour une assistance technologique militaire de Moscou.