Kim Yo Jong, sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a jugé lundi la situation «grave» à la frontière avec la Corée du Sud, avertissant que Pyongyang envisageait d’y déployer davantage de moyens de frappe tactiques.
«Actuellement, la situation à la frontière sud est très instable», a déclaré Mme Kim dans une déclaration en anglais relayée par l’Agence centrale de presse coréenne (KCNA), organe officiel.
«Une situation grave prévaut le long de la frontière sud en raison du comportement imprudent des gangsters militaires de la ROK» (Corée du Sud), a-t-elle poursuivi.
«Notre commandement militaire examine la question du déploiement de davantage de moyens de frappe tactiques le long de la frontière sud comme mesure préventive et répressive pour faire face à d’éventuelles situations», a déclaré Mme Kim, sans donner de détails sur ces moyens de frappe.
Les tensions accrues entre les deux Corées se sont accrues récemment, le Nord doté de l’arme nucléaire ayant intensifié ses essais d’armements ces derniers jours, notamment celui d’un système de torpille d’un «nouveau type» qui utilise l’intelligence artificielle pour détecter et suivre des cibles.
Mme Kim accuse la Corée du Sud d’avoir franchi une «ligne rouge», citant plusieurs actions, notamment des tirs de sommation, la diffusion de propagande par haut-parleurs et le différend autour d’une récente explosion de mine dans la zone démilitarisée.
La Corée du Nord a rejeté les accusations selon lesquelles elle serait responsable d’une explosion qui a blessé trois soldats le mois dernier à l’intérieur de la zone démilitarisée (DMZ), une zone tampon fortement minée qui sépare les deux Corées depuis l’armistice de 1953.
Une enquête conjointe de la Corée du Sud et du Commandement des Nations unies a conclu ce mois-ci que l’explosion avait été provoquée par des mines nord-coréennes placées dans la zone.
Le Nord étudie également la possibilité de «reprendre les diffusions par haut-parleurs contre la ROK et envisage d’autres mesures nécessaires et appropriées», a poursuivi Mme Kim, avertissant que si ces actions se poursuivaient, «Séoul le regrettera sûrement et sera confrontée à un danger terrible et incontrôlable».
