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La conservatrice Keiko Fujimori remporte l'élection présidentielle péruvienne

Sa victoire a été certifiée vendredi par la plus haute autorité électorale du pays.

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La candidate aux élections présidentielles Keiko Fujimori, du parti de la Force populaire, salue la foule après avoir voté lors du second tour des élections du 7 juin 2026 à Lima, au Pérou. Photo AP/Martin Mejia, archive Archives - La candidate aux élections présidentielles Keiko Fujimori, du parti de la Force populaire, salue la foule après avoir voté lors du second tour des élections du 7 juin 2026 à Lima, au Pérou. Photo AP (Martin Mejia)

La conservatrice Keiko Fujimori a été déclarée vendredi vainqueur du second tour de l’élection présidentielle au Pérou, un scrutin marqué par les inquiétudes de la population face à la montée de la criminalité.

Keiko Fujimori, 51 ans, fille d’un ancien président tombé en disgrâce, se présentait aux présidentielles pour la quatrième fois. Elle deviendra la neuvième présidente du Pérou en dix ans lorsqu’elle prendra ses fonctions dans le courant du mois.

Sa victoire a été certifiée vendredi par la plus haute autorité électorale du pays. Les chiffres publiés par les responsables électoraux en début de semaine indiquaient qu’avec 100 % des bulletins dépouillés, Mme Fujimori avait recueilli 9 223 000 voix, soit 50,135 % du total, tandis que le député nationaliste Roberto Sánchez avait obtenu plus de 9 173 000 voix, soit 49,865 %.

Mme Fujimori et M. Sánchez s’étaient qualifiés pour le second tour du 7 juin après avoir battu 33 autres candidats lors du scrutin d’avril.

Les électeurs étaient avant tout préoccupés par la hausse de la criminalité, en particulier les extorsions commises par des gangs violents du crime organisé, et Mme Fujimori s’est engagée à lutter contre la criminalité avec une main de fer.

La gagnante est la fille de feu Alberto Fujimori, l’ancien président dont le gouvernement a vaincu le groupe rebelle extrémiste du Sentier lumineux dans les années 1990, mais a également pris un tournant autoritaire. Il a été condamné en 2009 pour violations des droits de la personne commises dans le cadre de la lutte contre les rebelles, puis pour des faits de corruption.