Le président chinois Xi Jinping a déclaré lundi à son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva lors d’un appel téléphonique qu’il soutenait son pays dans son «opposition aux ingérences extérieures», selon un média officiel chinois.
Cet entretien entre les deux dirigeants intervient à moins de trois mois d’une élection présidentielle tendue au Brésil, qui opposera le chef de l’État sortant au candidat de droite Flavio Bolsonaro, allié du président américain Donald Trump.
«La Chine accorde une grande importance au statut international et à la grande influence du Brésil», a indiqué Xi Jinping à Lula, selon un compte-rendu de l’agence de presse Chine nouvelle.
Pékin «soutient le Brésil dans la défense de sa souveraineté et de son indépendance, dans son opposition aux ingérences extérieures, et dans sa contribution au maintien de la paix et de la stabilité dans la région et dans le monde», a ajouté M. Xi.
Selon un communiqué de la présidence brésilienne, les deux présidents sont également «convenus de l’importance d’accélérer les négociations» en vue d’un accord entre la Chine et le Mercosur, le marché commun sud-américain (réunissant Argentine, Bolivie, Brésil, Paraguay et Uruguay).
Au cours de l’entretien, Lula s’est également dit «déterminé à diversifier les marchés et les partenaires commerciaux» du Brésil, alors que le pays subit des pressions des États-Unis, son deuxième partenaire commercial.
Washington a imposé en juillet deux séries de droits de douane sur divers produits brésiliens.
Ces mesures font suite à une première salve d’envergure en 2025, décidée en représailles au procès pour tentative de coup d’État qui a envoyé en prison l’ex-président Jair Bolsonaro, proche de Donald Trump.
Lula a dénoncé ces pressions douanières de Washington, y voyant une tentative d’influencer l’élection présidentielle.
Dernier épisode en date de cette brouille diplomatique: le Brésil a refusé vendredi de délivrer des visas à deux responsables américains qui voulaient rencontrer les autorités électorales, a indiqué samedi une source diplomatique brésilienne à l’AFP.
Fils de l’ex-président Jair Bolsonaro et aujourd’hui sénateur, Flavio Bolsonaro a récemment relancé des allégations infondées selon lesquelles le système de vote du pays serait peu fiable.
