International

La Chine presse les États-Unis de «préserver la stabilité» des relations bilatérales

«Les deux parties doivent préserver la stabilité durement acquise, bien préparer les grandes échéances des interactions à haut niveau.»

Mis à jour le 

Publié le 

Le secrétaire d'État Marco Rubio serre la main du ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à Munich, en Allemagne, le vendredi 13 février 2026, au début d'une réunion en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité. Le secrétaire d'État Marco Rubio serre la main du ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à Munich, en Allemagne, le vendredi 13 février 2026, au début d'une réunion en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité. (Alex Brandon)

Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a exhorté jeudi les États-Unis à «préserver la stabilité» des relations bilatérales et à œuvrer «pour la paix dans le monde», au cours d’une conversation téléphonique avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, selon ses services.

Cet échange entre les deux hommes, qui ont notamment évoqué le conflit au Moyen-Orient, est intervenu deux semaines avant une visite prévue en Chine du président américain Donald Trump, qui devrait rencontrer son homologue chinois Xi Jinping.

Ce déplacement de M. Trump est présenté comme une occasion importante de dissiper durablement les tensions bilatérales de 2025 après le retour du milliardaire républicain à la Maison-Blanche.

L’année passée a été marquée par une âpre bataille économique, à coups de droits de douane et de restrictions commerciales diverses, jusqu’à une trêve prononcée en octobre à l’occasion d’une rencontre entre MM. Xi et Trump en Corée du Sud.

«Les deux parties doivent préserver la stabilité durement acquise, bien préparer les grandes échéances des interactions à haut niveau, élargir les domaines de coopération et garder sous contrôle les points de divergence», a déclaré Wang Yi à Marco Rubio, d’après un compte-rendu du ministère chinois des Affaires étrangères.

Moyen-Orient: tension élevée malgré le cessez-le-feu Plusieurs voix se sont élevées pour exiger la réouverture d’urgence du détroit d’Ormuz vendredi.

Le chef de la diplomatie chinoise s’est félicité de liens «globalement stables» et a appelé à des relations «fondées sur le respect mutuel, la coexistence pacifique et la coopération gagnant-gagnant».

Un des grands points d’achoppement entre Pékin et Washington reste la question de Taïwan.

La Chine considère cette île de 23 millions d’habitants comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore «unifiée» avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle n’exclut pas de recourir à la force pour en prendre le contrôle.

«Risque»

Pékin reproche régulièrement à Washington de ne pas honorer ses engagements diplomatiques en poursuivant ses ventes d’armes à Taïwan, en lui offrant un soutien sur la scène internationale et en ne s’opposant pas clairement à son indépendance.

«La question de Taïwan touche aux intérêts fondamentaux de la Chine et constitue le plus grand facteur de risque dans les relations sino-américaines», a ainsi souligné Wang Yi auprès de Marco Rubio.

«Les États-Unis doivent honorer leurs engagements, prendre les bonnes décisions, ouvrir de nouvelles perspectives à la coopération bilatérale et déployer les efforts nécessaires pour la paix dans le monde», a insisté M. Wang, au moment où les Américains sont toujours aux prises avec le conflit au Moyen-Orient, qu’ils ont déclenchée en attaquant l’Iran.

Dans son communiqué, la diplomatie chinoise affirme que les deux hommes ont «échangé leurs points de vue sur la situation au Moyen-Orient», sans fournir davantage de précisions.