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La Chine presse les États-Unis de «cesser de se préparer à une guerre dans l’espace»

«Nous pressons la partie américaine de cesser le déploiement de ses capacités militaires et de se préparer à une guerre dans l’espace.»

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Sur cette photo diffusée par l'agence de presse Xinhua, l'ensemble constitué de la sonde lunaire Chang'e-7 et de la fusée porteuse Long March-5 Y14 est acheminé à la verticale vers la zone de lancement du site spatial de Wenchang, dans la province de Hainan, au sud de la Chine, le 19 août 2026. Sur cette photo diffusée par l'agence de presse Xinhua, l'ensemble constitué de la sonde lunaire Chang'e-7 et de la fusée porteuse Long March-5 Y14 est acheminé à la verticale vers la zone de lancement du site spatial de Wenchang, dans la province de Hainan, au sud de la Chine, le 19 août 2026. (Yang Guanyu)

La Chine a pressé les États-Unis mardi de «cesser de se préparer à une guerre dans l’espace» après que l’armée américaine a confirmé pour la première fois que les États-Unis disposaient d’armes déployées en orbite.

«Nous pressons la partie américaine de cesser le déploiement de ses capacités militaires et de se préparer à une guerre dans l’espace», a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Guo Jiakun lors d’un point presse, mettant en garde contre «une course aux armements» dans l’espace.

L’US Space Force, la branche des armées américaines dédiée à l’espace, a annoncé lundi disposer «de systèmes de contrôle spatial armés en orbite capables de défendre la force interarmées contre des actions hostiles d’adversaires».

Des capacités qui «peuvent être employées à des fins offensives comme défensives», a-t-elle précisé, arguant que ses deux principaux rivaux géopolitiques, la Chine et la Russie, considéraient également l’espace comme un potentiel théâtre d’affrontements.

La Chine, a souligné l’US Space Force «développe et met en œuvre des capacités spatiales et de contre-espace dans le cadre d’une stratégie de modernisation militaire», tandis que la Russie «considère l’espace comme un domaine de combat et estime que la suprématie spatiale sera un facteur décisif dans les futurs conflits».

Rencontre Trump-Xi: le bilan d’un sommet sur fond de tensions Par Sabrina Rivet | Le voyage de Donald Trump en Chine a pris fin vendredi. Le président américain et son homologue chinois, XI Jin Ping, ont tenté de s'entendre sur des enjeux majeurs, mais leurs discussions n’ont pas donné lieu à d'avancées majeures dans de grands dossiers.

Mardi, le ministère des Affaires étrangères chinois a mis en garde contre «la militarisation de l’espace extra-atmosphérique, sa transformation en champ de bataille», par la voix de son porte-parole.

La militarisation de l’espace est presque aussi ancienne que la conquête spatiale elle-même: dès le lancement de Spoutnik en 1957, Washington et Moscou ont exploré différentes façons d’armer les satellites et de neutraliser ceux de l’adversaire.

La principale inquiétude concernait autrefois les armes nucléaires dans l’espace. En 1967, les superpuissances, rejointes par d’autres Etats, ont signé le Traité sur l’espace extra-atmosphérique, qui interdit le déploiement d’armes de destruction massive en orbite.

Depuis lors, les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Inde ont étudié des moyens de mener des opérations de combat dans l’espace non couverts par ce traité, notamment en ciblant les satellites de leurs rivaux, essentiels aux communications militaires, à la surveillance et à la navigation.