La Chine et la Russie ont entamé lundi leurs exercices navals annuels, au large des côtes chinoises, au moment où Pékin effectuait un tir d’essai de missile dans le Pacifique, deux opérations sans lien apparent.
Pékin et Moscou sont d’importants partenaires diplomatiques et économiques, un lien renforcé par leur volonté commune de proposer une alternative à ce qu’ils perçoivent comme la domination des États-Unis sur l’ordre mondial.
La Chine et la Russie organisent depuis de nombreuses années des exercices militaires communs, désormais scrutés avec suspicion par plusieurs pays, notamment occidentaux, dans le contexte de la guerre en Ukraine.
Les deux pays ont entamé leurs manœuvres Joint Sea-2026 à Qingdao, grande cité portuaire de l’est de la Chine, avec des exercices «de commandement et de coordination tactique», a indiqué le ministère chinois de la Défense dans un communiqué.
Les marines chinoise et russe gagneront ensuite les eaux au large de la ville pour y mener des exercices de reconnaissance, de défense aérienne et antimissile, ainsi que des tirs d’entraînement à munitions réelles, a-t-il précisé.
À l’issue de l’exercice Joint Sea-2026, une partie des forces des deux pays prendra part à une patrouille maritime conjointe dans une zone maritime du Pacifique, avait indiqué dimanche le ministère, sans préciser de localisation exacte.
La Chine a par ailleurs lancé lundi depuis un sous‑marin à propulsion nucléaire un «missile stratégique» longue portée dans le Pacifique, selon la marine chinoise, qui a précisé qu’il n’était pas doté d’une tête nucléaire.
Il n’était pas clair dans l’immédiat si ce tir d’essai était lié aux exercices sino-russes.
Les manœuvres Joint Sea entre les deux marines sont organisées depuis 2012.
L’édition 2026 se tiendra du 6 au 13 juillet, avait indiqué dimanche la flotte russe du Pacifique. Elle a lieu moins de deux mois après une visite en Chine du président russe Vladimir Poutine.
Le chef du Kremlin avait alors qualifié le niveau de la relation bilatérale de «sans précédent» et le dirigeant chinois Xi Jinping l’avait présentée comme «inébranlable».
