La Bulgarie va lever à la fin du mois de juin l’autorisation de stationnement à Sofia d’avions-ravitailleurs de l’armée américaine, faute d’avoir obtenu de Washington la suppression des visas auxquels ses ressortissants sont encore soumis.
«Je n’ai pas de réponse positive à ce stade», a déclaré vendredi le premier ministre Roumen Radev, affirmant avoir évoqué la question de l’entrée des Bulgares aux États-Unis lors d’un entretien avec le président américain Donald Trump la semaine dernière.
Des KC-135 Stratotanker de l’US Air Force sont stationnés à l’aéroport de la capitale bulgare depuis mi-février. À la mi-mai, l’AFP avait constaté la présence de six appareils sur le territoire de ce pays de l’Union européenne (UE), situé sur le flanc oriental de l’OTAN.
L’autorisation initiale accordée à Washington s’inscrivait dans le cadre de la coopération militaire entre les alliés de l’OTAN, selon Sofia. Elle courait jusqu’à la fin du mois de mai.
Vendredi, M. Radev a expliqué vouloir simplement laisser un mois supplémentaire à Washington pour trouver une solution alternative.
Début avril, le gouvernement bulgare avait confirmé avoir reçu une note diplomatique de l’Iran protestant contre la présence de ces avions.
Les Bulgares figurent parmi les derniers ressortissants de l’UE à être soumis à l’obligation de visa de tourisme aux États-Unis.