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Kim Jong-un a été réélu à la tête du Parti des travailleurs

Les délégués lui ont attribué le mérite d’avoir renforcé l’arsenal nucléaire du pays et consolidé son influence régionale.

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Cette photo fournie le lundi 23 février 2026 par le gouvernement nord-coréen montre son dirigeant Kim Jong-un, au centre, assistant au congrès du Parti des travailleurs au pouvoir à Pyongyang, le dimanche 22 février 2026. Les journalistes indépendants n'ont pas été autorisés à couvrir l'événement représenté sur cette image. Le contenu de cette image est tel qu'il a été fourni et ne peut être vérifié de manière indépendante. Le filigrane en coréen sur l'image fournie par la source indique «KCNA», qui est l'abréviation de l'agence de presse officielle nord-coréenne. Cette photo fournie le lundi 23 février 2026 par le gouvernement nord-coréen montre son dirigeant Kim Jong-un, au centre, assistant au congrès du Parti des travailleurs au pouvoir à Pyongyang, le dimanche 22 février 2026. Les journalistes indépendants n'ont pas été autorisés à couvrir l'événement représenté sur cette image. Le contenu de cette image est tel qu'il a été fourni et ne peut être vérifié de manière indépendante. Le filigrane en coréen sur l'image fournie par la source indique «KCNA», qui est l'abréviation de l'agence de presse officielle nord-coréenne. (Uncredited)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a été réélu à la tête du Parti des travailleurs, le parti au pouvoir. Les délégués lui ont attribué le mérite d’avoir renforcé l’arsenal nucléaire du pays et consolidé son influence régionale, ont rapporté lundi les médias d’État.

Le compte rendu du congrès du parti, où Kim Jong-un devrait présenter ses principaux objectifs politiques et militaires pour les cinq prochaines années, suggère qu’il accélérera considérablement son programme nucléaire militaire, déjà doté de missiles capables de menacer les alliés asiatiques des États-Unis et le territoire américain.

Ce congrès, qui a débuté jeudi dernier, survient alors que le dirigeant nord-coréen affirme de plus en plus sa position sur la scène politique régionale, à la suite de l’expansion agressive de son arsenal nucléaire et du resserrement des liens avec la Russie, forgés par l’effort de guerre conjoint en Ukraine, ce qui a exacerbé ses tensions avec Washington et Séoul.

Selon des analystes, Kim Jong-un profitera probablement de cette réunion pour dévoiler de nouveaux objectifs militaires, notamment le renforcement des forces conventionnelles et leur intégration aux capacités nucléaires, tout en réaffirmant sa volonté d’«autosuffisance» économique par la mobilisation des masses, après une reprise progressive postpandémique alimentée par le rebond des échanges commerciaux avec la Chine et des exportations d’armes vers la Russie.

L’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a annoncé dimanche, lors du quatrième jour de session, que Kim Jong-un avait été réélu secrétaire général du parti avec la «volonté inébranlable et le désir unanime» de milliers de délégués lors de la quatrième journée de réunions dimanche.

Conformément aux règles du parti, le congrès, que Kim Jong-un organise tous les cinq ans depuis 2016, élit le secrétaire général, qui représente et dirige le parti. Âgé de 42 ans, Kim Jong-un a occupé ce poste suprême tout au long de son règne, bien que son titre ait évolué de premier secrétaire à président du congrès en 2016, puis à secrétaire général en 2021.

Dans un communiqué, le parti a déclaré qu’en développant ses forces nucléaires, Kim Jong-un avait créé une armée capable de faire face à «toute menace d’agression» et à «toute forme de guerre». Il a aussi salué son leadership, qui a «garanti de manière fiable» l’avenir du pays et «renforcé la fierté et l’estime de soi» des Nord-Coréens.

KCNA a rapporté que le congrès avait adopté des amendements aux règles du parti lors de sa réunion de dimanche, sans toutefois fournir de détails dans l’immédiat. Des experts s’attendaient à ce que Kim Jong-un profite du congrès pour réaffirmer sa position intransigeante envers la Corée du Sud et, éventuellement, réécrire le règlement du parti afin d’y entériner sa conception des relations intercoréennes comme celles entre deux États «hostiles».

Jusqu’à présent, les médias d’État n’ont fait état d’aucune déclaration de Kim Jong-un ou d’autres hauts dirigeants lors du congrès abordant directement les relations avec Washington et Séoul.

La Corée du Nord a suspendu toute diplomatie significative avec les États-Unis et la Corée du Sud depuis l’échec du sommet de 2019 entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, à la suite des désaccords sur l’allègement des sanctions en échange de mesures de démantèlement du programme nucléaire et balistique de Kim Jong-un.

Depuis le début du second mandat du président Trump, le gouvernement de Kim Jong-un a rejeté les propositions de dialogue des États-Unis, exhortant Washington à renoncer à son exigence de dénucléarisation de la Corée du Nord comme condition préalable à toute négociation. Les relations intercoréennes se sont encore détériorées en 2024 lorsque Kim Jong-un a abandonné l’objectif de longue date de la réunification pacifique et a déclaré le Sud, divisé par la guerre, ennemi permanent.