Une commission sénatoriale américaine a donné son feu vert mercredi à la nomination du candidat désigné par Donald Trump, Kevin Warsh, à la tête de la banque centrale des États-Unis (Fed), ouvrant la voie à une validation définitive.
Seuls des élus républicains — majoritaires — ont voté en sa faveur. L’opposition a qualifié M. Warsh de «marionnette» du chef de l’État.
Un vote en séance plénière sera organisé plus tard alors que le mandat du président de l’institution Jerome Powell s’achève le 15 mai.
La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a répété que son parti considérait que ce vote ne devrait pas avoir lieu, car il permet, selon lui, au président Trump de «faire un pas de plus dans son entreprise illégale visant à prendre le contrôle de la Fed et stimuler artificiellement l’économie» via des taux d’intérêt plus bas.
Kevin Warsh, 56 ans, connaît bien la banque centrale pour en avoir été l’un des gouverneurs (2006-2011).
Il était alors réputé plus «faucon» que «colombe», soit adepte d’une politique monétaire restrictive.
L’étiquette s’est quelque peu décollée au cours de l’année 2025. Sans faire mystère de son envie d’être nommé à la Fed par le président Trump, il a estimé que les taux d’intérêt pouvaient être plus bas et défendu plusieurs crédos de l’exécutif.
Pendant ce temps, Donald Trump faisait pression sur la banque centrale pour qu’elle baisse les taux. Il tentait aussi d’éjecter Jerome Powell et la gouverneure Lisa Cook.
«Pour l’instant, il serait prématuré de qualifier Warsh d’ultra-colombe. Compte tenu de son penchant plutôt faucon, son point de vue sur l’orientation appropriée de la politique monétaire pourrait changer une fois qu’il aura été confirmé par le Sénat», a estimé auprès de l’AFP l’économiste Ryan Sweet, d’Oxford Economics.
Lors de son audition le 21 avril, Kevin Warsh s’est présenté comme un «acteur indépendant», rejetant l’idée qu’il puisse s’être engagé auprès de Donald Trump à baisser les taux.
