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John Bolton, ex-conseiller de Trump, plaide coupable de rétention de documents classifiés

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John Bolton speaks at Harvard Kennedy School's John F Kennedy Jr Forum, Sept. 29, 2025, in Cambridge, Mass. (AP Photo/Michael Dwyer, File) John Bolton prend la parole lors du Forum John F. Kennedy Jr. organisé par la Harvard Kennedy School, le 29 septembre 2025, à Cambridge, dans le Massachusetts. (Michael Dwyer)

Un ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump lors de son premier mandat, John Bolton, devenu l’un de ses plus virulents détracteurs, a plaidé coupable vendredi de rétention de documents relevant de la défense nationale.

John Bolton, 77 ans, inculpé en octobre par un jury du Maryland, près de Washington, pour divulgation et rétention de documents relevant de la défense nationale, avait initialement plaidé non coupable des 18 chefs d’accusation.

Mais il a finalement plaidé vendredi coupable d’un seul chef d’accusation, pour rétention de documents relevant de la défense nationale, passible de cinq ans de prison, a déclaré la procureure fédérale pour l’État du Maryland, Kelly Hayes, à l’issue de l’audience.

Il devra également s’acquitter d’une amende de 2,25 millions de dollars et renoncer à sa retraite, a-t-elle précisé. Le prononcé de sa peine a été fixé au 28 octobre.

John Bolton est devenu en octobre la troisième personnalité ciblée par Donald Trump à être inculpée depuis le retour de ce dernier à la Maison-Blanche, après l’ancien directeur du FBI James Comey et la procureure générale de l’État de New York, Letitia James.

En juin 2020, il avait publié un livre au vitriol sur ses 17 mois passés comme conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qu’il décrivait comme «inapte» à diriger les États-Unis.

Il est reproché à John Bolton d’avoir «abusé de sa position de conseiller à la sécurité nationale en partageant plus d’un millier de pages de documents sur ses activités quotidiennes» dans ses fonctions avec deux personnes de son entourage ne disposant pas d’une habilitation de sécurité.

Ces deux personnes, non identifiées dans l’acte d’accusation, seraient son épouse et sa fille, selon les médias. Il leur aurait transmis ces informations confidentielles via ses messageries électroniques personnelles non sécurisées, selon l’acte d’accusation.

Circonstance aggravante, en juillet 2021, un représentant de l’ex-conseiller à la sécurité nationale a informé le FBI, la police fédérale, que l’un des comptes de messagerie électronique qu’il utilisait avait été piraté après son départ du gouvernement par un hacker lié selon lui à l’Iran, pays envers lequel John Bolton prônait une ligne dure.

Mais «à aucun moment», il n’a alerté les autorités sur le fait qu’il avait partagé sur ce compte «des informations relevant de la défense nationale, y compris des informations classifiées. Ni dit au FBI que les pirates informatiques avaient désormais ces informations», selon l’accusation.

Les poursuites contre James Comey et Letitia James avaient quant à elles été annulées en novembre en raison de l’illégalité de la nomination de la procureure qui les avait engagées.

Mais l’ex-directeur du FBI a de nouveau été inculpé en avril, cette fois pour menace d’attenter à «la vie et l’intégrité physique» du président américain, au sujet d’une photo de coquillages publiée sur les réseaux sociaux.

Donald Trump, qui a nommé successivement à la tête du stratégique ministère de la Justice deux de ses anciens avocats personnels, Pam Bondi, remplacée en avril par Todd Blanche, a fréquemment appelé publiquement à l’inculpation de ses adversaires politiques désignés.