Si les prouesses des athlètes réunis en Italie seront bien évidemment à l’avant-plan lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina, l’événement est d’une envergure qui dépasse la sphère sportive.
Voici donc cinq choses à savoir sur les Jeux olympiques d’hiver 2026 qui ne concernent pas nécessairement le monde du sport.
Encore des Jeux pour Cortina
Cortina d’Ampezzo, qui est la cô-hôtesse des JO avec Milan, accueillera les Jeux olympiques d’hiver pour la deuxième fois officiellement.
Dans des circonstances différentes, 2026 aurait toutefois pu être la troisième année où des athlètes olympiques auraient défilé dans la commune située dans le nord de l’Italie.
Cortina devait au départ accueillir les Jeux d’hiver de 1944, mais ceux-ci ont été annulés en raison de la Seconde Guerre mondiale. Le dirigeant fasciste Benito Mussolini était alors un allié d’Adolf Hitler.
Cortina a néanmoins accueilli en 1941 des «mini-Olympiques», qui ont pris la forme de championnats du monde de ski, qui ont servi de vitrine propagandiste à l’Italie fasciste et à l’Allemagne nazie, rappelle l’Associated Press.
L’Allemagne, qui concourait sous le drapeau à croix gammée et pouvait compter sur les skieurs experts de l’Autriche annexée, et l’Italie contrôlée par Mussolini ont raflé toutes les médailles alpines, les ennemis des puissances de l’Axe étant exclus.
Des agents de l’ICE à des milliers de kilomètres
L’annonce voulant que des agents de la police américaine de l’immigration (ICE) seraient présents en Italie pour les Jeux olympiques d’hiver a fait vivement réagir.
Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a depuis affirmé que ceux-ci n’auraient aucun rôle «opérationnel».
«Je réaffirme une nouvelle fois le point central: l’ICE n’exerce pas et n’exercera jamais d’activités opérationnelles de police sur notre territoire national», a déclaré le ministre devant les députés, deux jours avant l’ouverture des JO.
Il a de nouveau précisé que les agents présents en Italie appartenaient au service de sécurité intérieur (HSI) chargé d’analyses sur l’antiterrorisme et la criminalité internationale, et non à l’unité chargée de la lutte contre l’immigration, dont les méthodes choquent aux États-Unis.
L’ambassadeur américain à Rome, Tilman J. Fertitta avait lui aussi assuré fin janvier que le service de sécurité intérieure (HSI) d’ICE aurait un rôle «consultatif» et apporterait son «expertise en fournissant des renseignements sur les menaces criminelles transnationales».
M. Piantedosi a tenu à rappeler que la collaboration avec ICE remontait à plus d’une dizaine d’années en vertu d’un accord de coopération policière signé entre les deux pays en 2009 et ratifié en 2014.
Cortina a son plat emblématique
Dans un autre ordre d’idée, les différentes régions de l’Italie ont chacune leur spécialité culinaire et Cortina n’y échappe pas.
Le plat signature de la commune est le casunziei all’Ampezzana, une pâte farcie qui prend la forme d’une sorte de ravioli en forme de demi-lune farci de betteraves cuites, nappées d’une sauce au beurre fondu, au parmesan et aux graines de pavot.

Les casunziei (qui se prononcent cah-SOON-zi-eh) évoquent une époque où la région était beaucoup plus pauvre et où les habitants se nourrissaient des produits locaux qu’ils pouvaient retrouver dans leurs garde-mangers.
Les casunziei sont liés à la culture ladine de Cortina qui remonte à un millénaire. Et on peut encore les déguster dans de nombreux établissements de Cortina, aussi bien dans les restaurants haut de gamme que dans les endroits plus locaux et rustiques.
Jeux les plus espacés
Bien qu’elles soient co-hôtesses des Jeux olympiques d’hiver 2026, environ 400 kilomètres séparent Milan et Cortina. Il s’agira incidemment des Jeux les plus dispersés de l’histoire olympique.
Pour les organisateurs des Jeux, qui se dérouleront du 6 au 22 février, le choix s’est porté sur l’utilisation maximale des infrastructures existantes, mais cela signifie qu’il n’y aura pas de centre névralgique et que les spectateurs devront faire des choix stratégiques. Les Jeux s’étaleront sur plus de 22 000 kilomètres carrés.
Comme il s’agissait également des premiers Jeux olympiques avec deux villes hôtes et des épreuves réparties dans quatre régions, les organisateurs ont dû trouver des hébergements non seulement à Milan et à Cortina, mais aussi dans quatre autres sites : Anterselva près de la frontière autrichienne, Bormio et Livigno près de la frontière suisse, et le Val di Fiemme dans la province autonome du Trentin.
Un peu de Léonard de Vinci aux Jeux
Deux vasques olympiques pour les Jeux de Milan-Cortina rendront hommage au mythique peintre Léonard de Vinci.
«Pour la première fois dans l’histoire des Jeux olympiques et paralympiques, deux vasques (à Milan et à Cortina d’Ampezzo) seront allumés et éteints simultanément dans deux endroits différents», ont déclaré les organisateurs dans un communiqué.

Le design a été dévoilé : il s’agit d’une structure en forme de soleil inspirée des motifs complexes de Léonard. Léonard a passé près de 25 ans de sa vie à Milan et bon nombre de ses œuvres les plus célèbres datent de cette période.
Ils seront allumés simultanément lors de la cérémonie d’ouverture générale le 6 février et éteints le 22 février. Ils brûleront avec la flamme paralympique du 6 au 15 mars.
Avec de l’information de l’Agence France-Presse

