L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro devrait sortir vendredi de l’hôpital où il se fait soigner pour une bronchopneumonie et regagner son domicile où il sera assigné à résidence, a indiqué mercredi l’un de ses médecins.
M. Bolsonaro, 71 ans, a été admis dans une clinique privée de Brasilia le 13 mars, après avoir fait un malaise dans la prison où il purgeait une peine de 27 ans de détention pour tentative de coup d’État.
Mardi, un juge de la Cour suprême l’a autorisé à purger cette peine à domicile à titre temporaire, durant 90 jours renouvelables, pour des raisons «humanitaires» liées à son état de santé.
Après avoir passé plus d’une semaine en soins intensifs, l’ancien dirigeant d’extrême droite (2019-2022) a été transféré lundi vers une chambre traditionnelle.
Mercredi, son cardiologue, Brasil Caiado, a déclaré aux journalistes qu’il était «cliniquement stable».
«Nous avons prévu de le faire sortir vendredi», a précisé ce médecin, soulignant que des radiographies avaient montré une «amélioration significative» de l’infection respiratoire dont souffrait M. Bolsonaro.
Selon l’équipe médicale, cette infection est la conséquence d’un épisode de bronchoaspiration, un problème récurrent lié aux séquelles d’un coup de couteau reçu à l’abdomen lors d’une réunion de campagne en 2018.
«Au vu des pathologies dont il souffre, son domicile est humainement plus sain», a affirmé le cardiologue. D’après lui, la convalescence après une bronchopneumonie pourrait durer entre six semaines et six mois.
Après avoir passé une période en résidence surveillée, Jair Bolsonaro a été incarcéré en novembre dans les locaux de la police fédérale à Brasilia pour avoir tenté d’endommager son bracelet électronique avec un fer à souder.
L’ex-président a ensuite été transféré en janvier vers le complexe pénitentiaire de Papuda, également dans la capitale.
Pour sa nouvelle assignation à résidence, Jair Bolsonaro devra porter un bracelet électronique, et il lui sera interdit d’utiliser un téléphone portable et les réseaux sociaux.
Il pourra en revanche recevoir des visites «permanentes» de sa famille, de ses avocats et de ses médecins.
