Le traditionnel dîner des correspondants de la Maison-Blanche a été assombri samedi soir par un tireur qui s’est introduit dans l’hôtel où se déroulait l’événement et qui a ouvert le feu. Selon les dernières informations, le suspect visait l’administration Trump. Noovo Info a pu s’entretenir avec une journaliste qui était présente.
«Il n’y avait pas beaucoup de sécurité», indique d’emblée Laurence Haïm, envoyée spéciale pour la chaîne d’information en continu française BFM TV. Mme Haïm précise tout de même que le tireur a été arrêté à la porte. «Il y a deux manières de voir les choses», d’après elle.

Mme Haïm qui était invitée par un collègue indique qu’elle n’a pas été énormément contrôlée à son arrivée. Après être entrée dans le Washington Hilton, hôtel où se déroulait l’événement, elle est descendue au sous-sol de l’établissement où des agents étaient présents pour assurer la sécurité des lieux.
Quant à la vérification de l’identité des personnes présentes, l’Association des correspondants de la Maison-Blanche disposait d’une liste des personnes invitées, selon la journaliste.
«Quand moi j’ai eu mon billet à la main, personne ne m’a demandé “Vous êtes qui?”.»
— Laurence Haïm, envoyée spéciale pour BFM TV
Une «ambiance tendue» entre la presse et Washington
Mme Haïm qui a assisté au dîner des correspondants par le passé explique que cette année était différente des précédentes en raison de la présence de plusieurs figures importantes incluant le président Trump ou le vice-président J.D Vance malgré une «crise internationale».
«C’était assez incroyable avant les événements, de voir tout ce monde qui était là avec la presse», a indiqué la journaliste.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt affirmait que le président Trump allait être dur envers les journalistes dans son discours.
Un discours qui était très attendu en raison du fait que Donald Trump a attaqué et insulté plusieurs journalistes par le passé, et ce, à de nombreuses reprises. C’était la première fois que le président Trump assistait au traditionnel dîner.
Plusieurs journalistes ont par ailleurs boycotté ce dîner des correspondants en raison de la présence du président. Laurence Haïm souligne même qu’une carte de bingo circulait pour rappeler ce que M. Trump avait dit contre des journalistes.
«C’était quand même un dîner un peu différent.»
— Laurence Haïm, envoyée spéciale pour BFM TV
«J’ai eu peur»
Questionnée à savoir si elle a eu peur au moment de la fusillade, la journaliste indique que oui. Elle se trouvait au moment des faits à la table des correspondants étrangers. Celle-ci se trouvait au fond de la salle et donc, près de la porte.
Elle témoigne avoir entendu de manière très distincte les tirs.
«Nous, on a vraiment entendu les tirs et à ce moment-là, avec mes collègues, on a compris qu’il y avait des tirs et qu’il fallait se protéger en se mettant sous la table.»

