🌍 Conflit au Moyen-Orient

Israël déclenche un mini-séisme en détruisant des tunnels au Liban

«L’armée israélienne a détruit aujourd’hui les infrastructures souterraines de l’organisation terroriste Hezbollah de la crête d’Ali Taher, achevant ainsi l’établissement de la zone de sécurité dans le sud du Liban.»

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Lebanon Israel Iran War De la fumée s'élève suite à une explosion orchestrée par Israël dans le village de Kfar Tibnit, vue depuis la ville de Nabatiyeh, au sud du Liban, le lundi 7 septembre 2026. Crédit image | Photo AP (Mohammed Zaatari/AP Photo/Mohammed Zaatari)

L’armée israélienne a fait exploser jeudi des tunnels situés sous une ancienne position stratégique du Hezbollah dans le sud du Liban, déclenchant une secousse si puissante qu’elle a été détectée par les agences de surveillance sismologique.

Des journalistes de l’AFP se trouvant dans la région ont entendu plusieurs détonations. Dans une vidéo partagée par le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, on voit une énorme boule de feu s’élever dans le ciel nocturne.

«L’armée israélienne a détruit aujourd’hui les infrastructures souterraines de l’organisation terroriste Hezbollah de la crête d’Ali Taher, achevant ainsi l’établissement de la zone de sécurité dans le sud du Liban», ont indiqué le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et M. Katz dans un communiqué.

«Il s’agit d’une infrastructure terroriste stratégique construite pendant deux décennies, avec un financement et une planification iraniens», ont-ils ajouté.

L’explosion a été si puissante que l’agence américaine de sismologie USGS, une référence mondiale dans la détection des tremblements de terre, a relevé une secousse de magnitude 4,1 qui s’est produite à 18 h 08 GMT dans la région de Nabatiyé, où se trouve la crête d’Ali Taher.

Cette secousse, équivalente à un petit séisme, a été ressentie par de nombreux habitants du sud du Liban.

«Nous étions assis et tout a tremblé», raconte à l’AFP Joëlle Fares, qui vient de s’installer à Marjeyou, à cinq kilomètres d’Ali Taher.

«Il y a eu une odeur de poudre brûlée, on a sursauté.»

—  Joëlle Fares, résidente de Marjeyou

Stocks d’armes

Au Liban, l’Agence nationale d’information (ANI, officielle) a fait état d’une opération de dynamitage dans le secteur d’Ali al-Taher par les forces israéliennes.

Un correspondant de l’AFP a ressenti des secousses avant d’entendre une forte détonation, et un autre a rapporté que des ondes de choc avaient atteint la ville de Saïda, dans le sud du pays, située à une quarantaine de kilomètres de la capitale.

L’armée israélienne avait annoncé la semaine dernière la prise de cette crête, située au nord du fleuve Litani et à la lisière de la zone occupée par Israël dans le sud du Liban.

Israël affirme que le Hezbollah avait creusé des tunnels dans ce secteur lui permettant de lancer des drones et des missiles contre les positions militaires israéliennes dans le sud du Liban, ainsi que contre le nord d’Israël, de l’autre côté de la frontière.

«Un complexe de commandement central appartenant à l’unité Badr du Hezbollah se trouvait au sein de ces infrastructures souterraines, comprenant (...) des salles de stockage d’armes et des quartiers d’habitation permettant aux terroristes de gérer les opérations de combat et de rester sous terre pendant de longues périodes», a précisé l’armée dans un communiqué.

Le Hezbollah a entraîné en mars le Liban dans la guerre régionale en solidarité avec l’Iran, mais les violences ont diminué d’intensité depuis l’entente entre l’Iran et les États-Unis en juin, parallèlement à un accord entre le Liban et Israël.

Pendant les négociations entre le Liban et Israël, les États-Unis, parrains des pourparlers, ont proposé que l’armée libanaise prenne le contrôle de la crête d’Ali Taher, mais le Hezbollah a refusé, avait indiqué à l’AFP une source proche des participants.