Le chef d’état-major de l’armée israélienne a déclaré mercredi qu’Israël avait «renforcé les effectifs sur l’ensemble des fronts (…) et relevé le niveau de préparation», au vu «de la multiplication des alertes» et «de la sensibilité de la période actuelle».
«Le risque d’escalade s’est accru», a ajouté, sans donner plus de détails, le lieutenant-général Eyal Zamir, cité par un communiqué militaire à l’approche des législatives du 27 octobre.
À deux semaines du scrutin, qui s’annonce serré, plusieurs responsables israéliens évoquent un risque sécuritaire.
L’armée «est en état d’alerte élevé et prête à passer à des opérations offensives de grande ampleur contre toute entité qui tenterait de porter atteinte aux citoyens israéliens», a ajouté M. Zamir.
Le ministre de la Défense, Israël Katz, a lui évoqué une éventuelle attaque iranienne dans un avertissement au Hezbollah libanais soutenu par Téhéran: «si le Hezbollah se joint à l’Iran dans une attaque contre Israël, il subira un coup sévère», a-t-il dit dans une vidéo.
Au Liban, les hostilités entre Israël et le Hezbollah ont diminué depuis la signature en juin d’un cessez-le-feu, mais l’armée israélienne poursuit des frappes sporadiques et continue d’occuper une bande territoriale dans le sud du pays voisin.
M. Katz a réitéré que son pays ne se retirerait pas de ce secteur.
À Gaza, un an après l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu négocié sous l’égide des États-Unis, l’armée israélienne, qui contrôle désormais plus de 60 % du territoire palestinien dévasté, continue ses frappes, affirmant viser des combattants du Hamas.
