L’armée israélienne a annoncé dimanche avoir pris pour cible deux commandants du Hezbollah lors de frappes menées samedi dans le sud du Liban, dans le cadre des attaques les plus meurtrières depuis l’entrée en vigueur, en juin, d’une trêve entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l’Iran.
Le ministère libanais de la Santé et l’agence de presse officielle ont indiqué qu’au moins 11 personnes avaient été tuées dans ces deux frappes.
L’armée israélienne a déclaré tôt dimanche matin que cette dernière frappe avait tué Abu Hassan Alaa, qu’elle a décrit comme un «commandant de haut rang» du Hezbollah ayant pris part à des attaques contre des soldats israéliens dans le sud du Liban et dirigé des militants qui ont pris pour cible des soldats et des civils israéliens pendant plusieurs années.
Auparavant, l’armée israélienne avait rapporté qu’une autre frappe avait tué Ali Samir Al-Haj Hassan, également décrit comme un commandant du Hezbollah, ajoutant que sa famille se trouvait avec lui, mais n’avait pas été prise pour cible.
Israël et le gouvernement libanais ont annoncé à la fin juin un «accord-cadre» définissant un plan de retrait des forces israéliennes du sud du Liban en échange du désarmement du Hezbollah. Cet accord prévoit des étapes menant à un accord de paix définitif entre les deux pays, qui restent techniquement en état de guerre près de 80 ans après la création d’Israël.
Le Hezbollah a refusé toute négociation directe et n’a pas pris part à l’accord négocié sous l’égide des États-Unis.
