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Invités à un événement sur une base américaine, des journalistes et militaires ont été brièvement détenus

L’incident s’est produit lundi, avant la cérémonie d’inauguration d’un nouveau centre de formation destiné aux opérateurs de missiles.

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Des journalistes attendent après avoir été interpellés par des agents de sécurité à la base aérienne de Vandenberg, en Californie, le lundi 17 août 2026. Photo: KEYT via AP Des journalistes attendent après avoir été interpellés par des agents de sécurité à la base aérienne de Vandenberg, en Californie, le lundi 17 août 2026. Photo: KEYT via AP (Jarrod Zinn)

Cinq journalistes et deux militaires invités à un événement à la base de la Force spatiale de Vandenberg, en Californie, ont été brièvement détenus sous la menace d’armes à feu par des agents de sécurité qui les avaient pris pour des intrus, selon des médias locaux.

L’incident s’est produit lundi, avant la cérémonie d’inauguration — réservée aux invités — d’un nouveau centre de formation destiné aux opérateurs de missiles, sur l’aérodrome fédéral situé près de Santa Barbara, en Californie. Des journalistes de Noozhawk et de KEYT figuraient parmi les personnes retenues, et les deux médias ont publié des articles décrivant en détail cette incident.

Dans un communiqué publié mercredi, un porte-parole des affaires publiques du Space Launch Delta 30 a affirmé que les protocoles de la base seraient revus.

«Vandenberg prend très au sérieux tant la sécurité de l’installation que notre responsabilité envers les médias invités. Les journalistes concernés accédaient à l’installation à notre invitation, et le commandant de la base a ordonné un examen complet des processus de coordination avec les médias», a-t-on indiqué le communiqué.

Selon les reportages, les journalistes et les militaires faisaient partie d’un convoi escorté à l’intérieur de la base par du personnel des relations publiques en uniforme à bord d’une fourgonnette du gouvernement lorsqu’on leur a soudainement ordonné de sortir de leurs véhicules, les mains en l’air.

Des agents ont braqué leurs armes, des sirènes ont retenti et des barricades ont été érigées à l’entrée de la base, a rapporté KEYT.

Les deux militaires affectés à la base — un soldat et un officier subalterne — ont été menottés et placés dans des véhicules de la base, tandis que les civils ont reçu l’ordre de s’asseoir sur le trottoir, a rapporté Noozhawk.

Les journalistes de divers médias, dont KSBY-TV et le Santa Maria Times/Lompoc Record, ont été retenus pendant plus de 30 minutes, ce qui les a empêchés d’assister à l’événement. Tous ont été relâchés sans autre incident.

«Nous respectons la nécessité pour les forces armées d’assurer la sécurité de la base», a souligné Tom Bolton, rédacteur en chef de Noozhawk, dans un communiqué mercredi. «Mais il est clair que ce qui s’est produit était regrettable et inutile, et potentiellement dangereux, puisque des armes à feu ont été dégainées.»

M. Bolton a indiqué qu’il espérait s’entretenir avec les responsables de la base plus tard cette semaine afin de faire le point sur ce qui s’est passé, dans l’espoir d’éviter qu’un incident similaire ne se reproduise à l’avenir.